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Ministère de la Justice : « Les avocats de Kim Yong-hyun ont refusé sa détention, ce n’est pas vrai… le tribunal a ordonné sa libération. »

Publié le 20 novembre 2025 à 16h11. Une impasse judiciaire inédite est survenue en Corée du Sud concernant l'incarcération de deux avocats, après que le centre de détention de Séoul ait initialement refusé de les admettre en raison…

Ministère de la Justice : « Les avocats de Kim Yong-hyun ont refusé sa détention, ce n’est pas vrai… le tribunal a ordonné sa libération. »

Publié le 20 novembre 2025 à 16h11. Une impasse judiciaire inédite est survenue en Corée du Sud concernant l’incarcération de deux avocats, après que le centre de détention de Séoul ait initialement refusé de les admettre en raison d’informations personnelles incomplètes, une situation que le ministère de la Justice a démentie.

  • Le centre de détention de Séoul a initialement refusé d’accepter les avocats Lee Ha-sang et Kwon Woo-hyun, condamnés à une détention de 15 jours pour trouble à l’ordre public.
  • Le ministère de la Justice affirme que le centre de détention n’a pas refusé l’ordre de détention, mais a simplement demandé des informations personnelles complètes pour identifier les avocats.
  • L’affaire met en lumière des lacunes potentielles dans les procédures d’incarcération et soulève des questions sur l’identification des détenus.

Selon les informations du ministère de la Justice et du tribunal central du district de Séoul, la 33e chambre pénale du tribunal (présidée par le juge Jin-kwan Lee) a ordonné le 15 novembre la détention des avocats Lee Ha-sang et Kwon Woo-hyun. Cette décision fait suite à leur refus de quitter les locaux lors de l’interrogatoire de l’ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun, témoin dans le procès de l’ancien Premier ministre Han Deok-soo, accusé d’incitation à la rébellion. La détention, une sanction prévoyant l’enfermement pour non-respect d’une ordonnance judiciaire, a été suivie d’une demande d’informations personnelles aux avocats, qui ont refusé de coopérer.

Le tribunal n’a donc inscrit que le nom vérifiable de l’un des avocats sur l’ordre de détention et a envoyé les deux hommes au centre de détention de Séoul. Il manquait la date de naissance et l’adresse de l’avocat Lee, tandis que le nom de l’avocat Kwon était décrit uniquement par son apparence physique. Dans la soirée du même jour, le tribunal a annoncé par message texte aux journalistes que le centre de détention avait refusé d’accepter les avocats, invoquant le manque d’informations personnelles. L’exécution de la détention a alors été suspendue et les avocats ont été libérés.

Le ministère de la Justice a rapidement contesté cette version des faits, publiant un communiqué intitulé « Il n’existe aucun fait que le centre de détention de Séoul ait refusé d’accepter cette personne ». Selon le ministère, il ne s’agissait pas d’un refus de l’ordre de détention, mais d’une simple demande au tribunal central du district de Séoul de compléter les informations personnelles nécessaires à l’identification des détenus avant leur incarcération. Le ministère a précisé que le centre de détention avait vérifié l’ordre de détention et constaté l’absence d’informations minimales telles que le nom et le numéro d’enregistrement du résident. Il a ajouté qu’une demande d’informations complémentaires avait été adressée au tribunal, mais que celui-ci avait suspendu l’exécution de la détention et ordonné la libération des avocats au motif que ces informations étaient difficiles à obtenir.

Un responsable du ministère de la Justice a souligné qu’il s’agissait d’une situation sans précédent, affirmant : « Nous n’avons jamais vu de cas où l’identité n’a pas été précisée (pendant le processus de détention) », et ajoutant : « Il n’est pas possible de détenir une personne dans une situation où son identité n’est pas précisée ». Le ministère a déclaré qu’il prendrait des mesures pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir, en consultant les organisations compétentes afin d’améliorer les lois et les systèmes en vigueur.

L’affaire intervient après que l’avocat Lee Ha-sang ait critiqué avec véhémence le juge en chef Lee sur la chaîne YouTube « Attack of Lawyers », déclarant :

« Vous auriez dû voir Lee Jin-gwan trembler (pendant le procès en détention privée). C’est un gars faible. Jin-gwan est un terme technique pour rien, mais il était très puissant. »

Lee Ha-sang, avocat

Journaliste Kang Jae-gu [email protected]

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.