Publié le 21 novembre 2023 10:32. Le Kosovo se dirige vers de nouvelles élections législatives le 28 décembre après l’échec des négociations pour former un gouvernement, plongeant le pays dans une nouvelle période d’incertitude politique et économique.
La présidente kosovare, Vjosa Osmani, a annoncé la convocation d’élections anticipées suite à l’incapacité du parlement à approuver un nouveau Premier ministre. Cette décision fait suite à deux votes infructueux pour le candidat proposé par le Mouvement pour l’autodétermination (LVV), le parti de l’ancienne Première ministre Albina Kurti, qui avait remporté les élections de février dernier.
Le LVV, parti de centre-gauche, n’a pas réussi à obtenir la majorité absolue au parlement, bloquant ainsi la formation d’un gouvernement. La constitution kosovare prévoit la dissolution du parlement en cas d’échec de la formation d’un gouvernement après deux tentatives. Le 19 novembre, le parlement a rejeté pour la seconde fois le candidat de Kurti, mettant fin à ses espoirs d’un troisième mandat.
Les analystes craignent que cette impasse politique n’ait des conséquences néfastes pour le Kosovo. L’adoption du budget national pourrait être retardée, et le pays risque de perdre l’aide financière de l’Union européenne. Une situation particulièrement préoccupante pour ce petit pays des Balkans, qui dépend fortement des financements extérieurs.
Le Kosovo, dont l’indépendance, déclarée en 2008, n’est pas reconnue par tous les pays, notamment la Serbie, connaît une situation politique fragile. La Serbie a perdu le contrôle du Kosovo à majorité albanaise en 1999, après l’intervention militaire de l’OTAN. Une mission internationale de maintien de la paix de l’OTAN, à laquelle participent également des soldats français, est toujours déployée dans le pays pour assurer la stabilité.
La situation actuelle pourrait donc exacerber les tensions régionales et compromettre les efforts de normalisation des relations entre Pristina et Belgrade.