Dix ans après les promesses de l’Accord de Paris, la communauté internationale se réunit en Amazonie brésilienne face à une urgence climatique exacerbée : le seuil de 1,5 degré de réchauffement a été dépassé pour la première fois l’année dernière.
Les 198 États participants à la Conférence mondiale sur le climat actuelle sont unanimes sur la nécessité d’agir, mais les solutions concrètes peinent à émerger. Plus de 50 000 participants débattent actuellement des pistes à suivre pour inverser la tendance.
L’Accord de Paris, signé il y a une décennie, avait fixé un objectif ambitieux : limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Cependant, malgré cet engagement, les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas suffisamment diminué, et les conséquences du changement climatique se font de plus en plus sentir à travers le monde.
Le dépassement du seuil de 1,5 degré en 2024 marque un tournant inquiétant. Les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations, se multiplient et s’intensifient, affectant des populations entières et fragilisant les écosystèmes.
« Il faut faire quelque chose », soulignent les représentants des États réunis en Amazonie. La question reste de savoir comment traduire cet accord de principe en actions efficaces et rapides. Les discussions portent notamment sur la réduction des émissions de carbone, le financement de la transition énergétique et l’adaptation aux impacts déjà inévitables du changement climatique.
Baro Vicenta Ra Gabbert, représentant de Greenpeace, suit de près les négociations. Les prochaines étapes et les décisions qui seront prises lors de cette conférence seront cruciales pour l’avenir de la planète.