Une épidémie de myéloencéphalite herpétique équine (EHM), une forme neurologique particulièrement virulente du virus de l’herpès équin (EHV-1), sème l’inquiétude dans le monde du rodéo américain. L’avenir de la finale nationale de rodéo (NFR) est incertain, alors que des chevaux sont touchés à travers le pays et que des mesures strictes sont mises en place pour tenter de contenir la propagation.
À retenir
- L’EHM, une forme neurologique du virus EHV-1, évolue rapidement et a déjà entraîné l’euthanasie de nombreux chevaux.
- Plusieurs rodéos ont été annulés ou reportés en raison de cas confirmés, et la NFR est menacée.
- Des mesures de quarantaine et d’hygiène renforcées sont en vigueur, mais la période d’incubation du virus complique le contrôle de l’épidémie.
Contexte
Le virus EHV-1 est connu pour provoquer des maladies respiratoires et des avortements chez les juments. Cependant, la forme neurologique, ou EHM, est beaucoup plus grave. Elle affecte le système nerveux central des chevaux, entraînant des symptômes tels que fièvre, écoulement nasal, léthargie, faiblesse musculaire, perte de coordination et, dans les cas les plus sévères, une incapacité à se lever. La rapidité avec laquelle la maladie progresse rend le diagnostic et le traitement particulièrement difficiles.
« Les symptômes comprennent de la fièvre, un écoulement nasal, une léthargie, une faiblesse musculaire, une instabilité, des difficultés à uriner et, dans les cas graves, les chevaux deviennent couchés et incapables de se lever », explique Tresha Robinson, vétérinaire chez Arizona Equine.
Ce qui change
Des cas d’EHM ont été confirmés dans plusieurs États, notamment au Texas, en Oklahoma, au Nevada et en Arizona. En conséquence, des rodéos ont déjà été annulés ou reportés, et la finale nationale de rodéo, événement phare de la discipline, est désormais sous surveillance. Des restrictions de voyage ont été imposées pour limiter la propagation du virus. Les chevaux ayant été en contact avec des animaux infectés doivent être mis en quarantaine pendant 21 jours.
« Même si votre cheval ne présente pas de symptômes, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas porteur. Ces chevaux peuvent être porteurs du virus. Ils peuvent excréter le virus. Ils peuvent rester dormants pendant un certain temps, puis un facteur de stress les fait sortir et c’est comme ça que cela peut probablement commencer », précise Robinson.
Bien que des vaccins existent pour certaines formes du virus EHV-1, ils ne protègent pas contre l’EHM. « Nous avons un vaccin pour les maladies respiratoires et un vaccin pour les maladies abortogéniques… Nous avons donc des vaccins pour celles-là, mais la forme neurologique, donc la myéloencéphalite herpétique équine, l’EHM, est celle pour laquelle nous n’avons pas de vaccin, et c’est ce qui est préoccupant », souligne la vétérinaire.
Prochaines étapes
Les propriétaires de chevaux sont appelés à la vigilance et à respecter scrupuleusement les mesures de prévention : mise en quarantaine, évitement des contacts avec de nouveaux animaux, désinfection du matériel, contrôle régulier de la température et limitation des déplacements. À ce stade, aucun cas confirmé n’a été signalé en Arizona, l’épidémie étant principalement concentrée au Texas et en Oklahoma. Rodeo sur SI continuera de suivre l’évolution de la situation.
Robinson recommande : « Mettre les chevaux en quarantaine, éviter de se mêler aux nouveaux chevaux, ne pas partager de seaux, éviter tout contact nez à nez, changer de vêtements, désinfecter avec de l’eau de Javel ou des lingettes Clorox, prendre régulièrement la température et éviter de voyager. »
Chiffres clés
| Période de quarantaine | 21 jours |
Sources
Rodeo sur SI
À lire aussi
