Publié le 21 novembre 2025 17:47:00. Le président Roumen Radev a dénoncé ce vendredi une dérive autoritaire du pouvoir en Bulgarie, fustigeant le refus d’organiser un référendum sur l’adoption de l’euro et accusant les partis au pouvoir de démanteler l’État de droit.
- Le président Radev soutient les citoyens qui militent pour un référendum sur l’euro et ceux qui protestent contre les abus de pouvoir.
- Il accuse Delyan Peevski et Boyko Borisov de démanteler l’État bulgare.
- Le président Radev laisse entendre qu’il pourrait retirer sa confiance au gouvernement.
Dans une déclaration aux journalistes, le président Roumen Radev a exprimé sa profonde inquiétude face à la situation politique en Bulgarie. Il a estimé que le refus d’organiser un référendum sur l’adhésion à la zone euro constituait un mépris de la Constitution et des droits des citoyens bulgares.
« La colère de l’iniquité s’abattra sur ceux qui la provoquent. »
Roumen Radev, Président de la Bulgarie
Le chef de l’État a également souligné l’importance de l’unité des Bulgares, malgré leurs divergences d’opinions.
« Je tiens à féliciter tous les citoyens bulgares qui luttent pour le référendum sur l’euro, mais aussi ceux qui protestent contre les abus de pouvoir. Ils ont des motivations différentes, mais une cause commune : la Bulgarie. »
Roumen Radev, Président de la Bulgarie
Radev a particulièrement visé Delyan Peevski et Boyko Borisov, les accusant de démanteler les institutions de l’État. Il a dénoncé une gestion opaque et déconnectée des réalités du terrain, soulignant que le gouvernement, malgré ses apparences, avait perdu toute légitimité et utilisait les institutions à des fins personnelles.
« En refusant d’envisager le référendum, les dirigeants ont foulé aux pieds la Constitution et les droits des Bulgares. Le gouvernement a beau avoir les signes extérieurs d’un seul – limousines, bureaux avec des armoiries, microphones, il n’a plus de légitimité et n’a pas peur d’utiliser les institutions conquises comme des clubs. »
Roumen Radev, Président de la Bulgarie
Interrogé sur la possibilité de retirer sa confiance au gouvernement, le président Radev a répondu de manière évasive, laissant entendre que des mesures seraient prises.
Il a mis en garde contre les conséquences d’une telle gestion, affirmant que la Bulgarie s’éloignait de l’Europe et d’une démocratie normale.
« Il est très important que les gens comprennent où va la Bulgarie avec ce type de gestion en coulisses. Elle n’est même plus en coulisses et ne mène la Bulgarie ni vers l’Europe ni vers une démocratie normale. »
Roumen Radev, Président de la Bulgarie
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions politiques exacerbées, notamment suite à des affrontements au Parlement liés à la décision de la Cour constitutionnelle concernant le référendum sur l’euro.
Editeur : Ivayla Miteva