Publié le 22 novembre 2025. La députée républicaine de Géorgie, Marjorie Taylor Greene, a annoncé sa démission du Congrès, une décision qui intervient après un désaccord public avec l’ancien président Trump et qui pourrait affaiblir la majorité républicaine à la Chambre des représentants.
- Marjorie Taylor Greene démissionnera de son mandat de députée le 5 janvier 2026.
- Cette décision fait suite à un retrait de soutien de Donald Trump et à des divergences sur la politique étrangère et la divulgation de documents liés à Jeffrey Epstein.
- La démission de Greene réduit la déjà mince majorité républicaine à la Chambre des représentants.
La représentante républicaine Marjorie Taylor Greene a annoncé ce vendredi 21 novembre qu’elle quittera son siège au Congrès le 5 janvier prochain. Cette annonce, diffusée sur les réseaux sociaux, marque un tournant dans sa carrière politique et fait suite à une rupture avec Donald Trump, qui avait jusqu’alors été son principal allié.
L’ancien président a publiquement retiré son soutien à Greene et a indiqué qu’il soutiendrait tout candidat se présentant à sa primaire. La députée a justifié sa décision en invoquant un manque de respect de soi et la volonté d’éviter une campagne primaire qu’elle jugeait préjudiciable à son district et à la cause républicaine.
« J’ai trop de respect de moi-même et de dignité, j’aime beaucoup ma famille et je ne veux pas que mon district bien-aimé soit forcé de subir une campagne primaire blessante et haineuse contre moi par un président pour lequel nous nous sommes tous battus si durement. Même si je me bats et gagne les élections, les Républicains perdront probablement les élections de mi-mandat. »
Marjorie Taylor Greene, Députée de Géorgie
La démission de Greene est d’autant plus significative qu’elle affaiblit la majorité républicaine à la Chambre des représentants. Actuellement, les Républicains comptent 219 sièges contre 213 pour les Démocrates, avec trois sièges vacants. Le départ de Greene réduira encore cette majorité.
Les tensions entre Greene et Trump ont émergé ces dernières semaines, notamment en raison de divergences sur la politique étrangère et l’affaire Jeffrey Epstein. Greene avait insisté pour la publication de documents relatifs à l’ancien financier, accusé de trafic sexuel, et avait même porté un projet de loi à ce sujet. Malgré une opposition initiale, Trump a finalement signé ce projet de loi, ordonnant au ministère de la Justice de divulguer, dans un délai de 30 jours, les dossiers non classifiés liés à l’affaire Epstein, et ce dans un format consultable et téléchargeable.
Le texte de loi prévoit également que le ministère de la Justice ne puisse pas supprimer d’informations impliquant des personnalités nationales ou étrangères sous prétexte d’embarras ou de considérations politiques. Des exemptions limitées sont toutefois prévues pour protéger la vie privée des victimes et les enquêtes en cours.
Connue pour son soutien fervent au mouvement « Make America Great Again » (MAGA) de Trump, Greene n’a, selon des sources proches du dossier, pas l’intention de se présenter à d’autres fonctions publiques dans un avenir proche.