Publié le 22 novembre 2025 à 19h18. Radiohead a entamé une résidence à l’O2 Arena de Londres, marquant un retour attendu après neuf ans d’absence discographique et six ans sans tournée, avec une performance qui a mis l’accent sur l’improvisation et une setlist variée.
- Radiohead a débuté sa résidence londonienne avec un concert immersif à l’O2 Arena, agrémenté d’œuvres d’art de Stanley Donwood et de paroles de leur chanson « Fitter Happier ».
- Le groupe a abordé les controverses entourant ses concerts passés en Israël, réaffirmant son opposition au régime de Netanyahu et son espoir que la musique puisse unir les cultures.
- La setlist du concert a mélangé des classiques de « OK Computer » et « In Rainbows » avec des morceaux moins joués, témoignant d’une approche expérimentale et imprévisible.
L’ambiance à l’O2 Arena était palpable dès l’arrivée, les fans étant accueillis par l’univers artistique de Stanley Donwood et les paroles de « Fitter Happier », un mantra moderne et mélancolique, déployées sur une immense bannière. L’événement contrastait avec l’excitation plus festive entourant le retour d’Oasis cet été, troquant l’atmosphère estivale contre une nuit plus sombre et introspective. Un spectateur a même été frappé par une pensée particulière : « Toniiiiiiight, je suis un cochon en cage sous antibiotiques. »
Il est difficile de croire que neuf ans se soient écoulés depuis la sortie d’« A Moon Shaped Pool », l’album le plus récent de Radiohead, et que le groupe n’ait pas tourné depuis 2017. Pendant cette période, les membres ont exploré des projets parallèles, notamment le projet solo d’Ed O’Brien, EOB, et le duo The Smile, composé de Thom Yorke et Jonny Greenwood, qui proposait un jazz-rock expérimental. Cependant, ces dernières années ont également été marquées par des controverses.
Le concert de Radiohead à Tel Aviv en 2017 avait suscité des critiques en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient. La collaboration de Jonny Greenwood avec le musicien israélien Dudu Tassa, qui a servi dans les Forces de défense israéliennes, avait également fait l’objet de débats. Thom Yorke avait défendu la position du groupe, condamnant le régime de Netanyahu et exprimant l’espoir que la musique puisse transcender les divisions culturelles. Le groupe a récemment réaffirmé sa position, déclarant qu’il ne reviendrait pas jouer en Israël. Ce soir, cependant, l’atmosphère était dépourvue de toute manifestation ou boycott.
La scène, installée au centre de la salle, invitait à une expérience plus intime et immersive que les concerts habituels dans les grandes arènes. Un vocodeur a créé une tension palpable avant que le groupe n’entre en scène et ne débute avec « Planet Telex », un morceau énergique tiré de l’album « The Bends ». Ce choix a marqué le début d’une série de surprises pour le public, qui a répondu avec enthousiasme en reprenant les paroles : « Tout est cassé – pourquoi ne peux-tu pas oublier ? ».
Radiohead a annoncé qu’il avait répété plus de 70 chansons pour cette tournée, avec l’intention de jouer environ 43 morceaux lors de chaque concert. Cette approche, différente de la formule prévisible des concerts d’Oasis, a créé une attente palpable parmi les fans. La setlist a mis en valeur des titres emblématiques tels que « OK Computer » et « In Rainbows », ainsi que des morceaux moins connus de « Hail to the Thief », qui a été réévalué à sa juste valeur.
Le concert a inclus des titres tels que « 2+2=5 », « Lucky », « 15 Step » et « No Surprises », ainsi que des morceaux plus récents comme « Bloom » et « The Gloaming ». La performance a atteint son apogée avec des titres puissants tels que « Videotape », « Weird Fishes/Arpeggi », « Idioteque » et « Everything In Its Right Place », culminant avec « There There ».
Le rappel de sept chansons a offert une conclusion spectaculaire, avec des titres tels que « Let Down », devenu viral sur TikTok, « Just » et « Karma Police ». Ce concert a été une démonstration de l’énergie viscérale et du talent musical de Radiohead, confirmant leur statut de groupe incontournable sur la scène rock. Thom Yorke, en pleine forme, a captivé le public, tandis que le groupe explorait chaque recoin de la salle. Un nouvel album et d’autres soirées comme celle-ci ne peuvent arriver assez tôt.
Setlist :
« Planet Telex »
‘2 + 2 = 5’
‘Sit Down. Stand Up.’
‘Lucky’
‘Bloom’
’15 Step’
‘The Gloaming’
‘Kid A’
‘No Surprises’
‘Videotape’
‘Weird Fishes/Arpeggi’
‘Idioteque’
‘Everything In Its Right Place’
‘National Anthem’
‘Pyramid Song’
‘The Puzzle Pieces’
‘Body Snatchers’
‘There There’
‘Fake Plastic Trees’
‘Let Down’
‘Paranoid Android’
‘You and Whose Army?’
‘A Wolf at the Door’
‘Just’
‘Karma Police’
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