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« Nous ne le laisserons pas détruire notre sport si quelque chose de négatif se produit » – le cri de ralliement de Dan Skelton face à la menace fiscale dans le budget de cette semaine

Publié le 22 novembre 2023 10h30. L'industrie des courses hippiques britanniques retient son souffle à l'approche du budget d'automne dévoilé mercredi, craignant une augmentation des taxes qui pourrait fragiliser un secteur déjà sous pression. Les acteurs du milieu…

« Nous ne le laisserons pas détruire notre sport si quelque chose de négatif se produit » – le cri de ralliement de Dan Skelton face à la menace fiscale dans le budget de cette semaine

Publié le 22 novembre 2023 10h30. L’industrie des courses hippiques britanniques retient son souffle à l’approche du budget d’automne dévoilé mercredi, craignant une augmentation des taxes qui pourrait fragiliser un secteur déjà sous pression. Les acteurs du milieu s’inquiètent des conséquences potentielles sur les revenus et l’attractivité des paris.

  • Une hausse des taxes sur les opérateurs de paris pourrait entraîner une baisse des revenus des courses, des droits de diffusion et des contrats de sponsoring.
  • Les courses hippiques ont déjà annulé une journée de compétition en septembre pour faire pression contre une éventuelle augmentation de la fiscalité.
  • Un rapport récent du Financial Times suggère que les efforts de lobbying de l’industrie pourraient avoir porté leurs fruits concernant la taxe générale sur les paris.

L’incertitude plane sur l’avenir financier des courses hippiques britanniques alors que la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, s’apprête à présenter son budget d’automne. Les professionnels du secteur redoutent particulièrement un effet domino d’une augmentation des taxes imposées aux bookmakers. Selon eux, cela pourrait se traduire par une diminution des fonds alloués aux courses, une réduction des droits de diffusion télévisée et une baisse des investissements des sponsors.

Dan Skelton, entraîneur de chevaux de saut en tête du classement britannique, témoigne de l’anxiété palpable :

« L’humeur a fluctué, mais nous sommes tous de nouveau vraiment inquiets à l’approche du budget. »

Dan Skelton, entraîneur de chevaux de saut

Pour faire entendre sa voix, l’industrie des courses a pris une mesure sans précédent le 10 septembre en annulant volontairement une journée de compétition, dans le cadre d’une campagne visant à « supprimer la taxe sur les courses ». Les acteurs du milieu craignent que des taxes plus élevées ne conduisent à la fermeture de nombreux bureaux de paris, qui contribuent de manière significative aux finances des courses.

Cependant, un rapport publié par le Financial Times indique que les efforts de lobbying pourraient avoir été efficaces. Le Trésor britannique serait moins enclin à augmenter la taxe générale sur les paris et la taxe spécifique aux courses et aux sports, tant en ligne qu’en agence. Une légère augmentation en ligne ne serait, selon ce rapport, pas appliquée aux courses.

Néanmoins, des inquiétudes persistent quant à une possible augmentation des droits sur les jeux à distance et les jeux sur machines. Les bookmakers préviennent que cela pourrait entraîner la fermeture de centaines de bureaux de paris, ce qui aurait un impact négatif sur les revenus des courses.

Outre les potentielles augmentations de la taxe sur les jeux, les entraîneurs s’inquiètent également de la fin prévue de l’allégement fiscal sur les terrains de courses à partir d’avril prochain. Les chantiers de course bénéficient actuellement d’une réduction de 40 %, une mesure que la British Horseracing Authority (BHA) et la National Trainers Federation tentent de faire revoir au gouvernement et aux députés.

Malgré les incertitudes, Dan Skelton se veut optimiste :

« Nous sommes des survivants dans ce sport. Nous allons tous faire face à nos défis, mais nous nous unirons et ne laisserons pas cela détruire notre grand sport. »

Dan Skelton, entraîneur de chevaux de saut

Rachel Reeves avait déclaré lors de la conférence du parti travailliste en septembre que l’industrie du jeu devait payer sa « juste part » d’impôts, dans le contexte d’un besoin urgent de combler un déficit budgétaire de plusieurs milliards de livres sterling.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.