Publié le 26 novembre 2023 à 10h30. Des affrontements ont éclaté dimanche à New Delhi entre manifestants dénonçant la pollution atmosphérique et forces de l’ordre, entraînant l’arrestation de quinze personnes et des blessures légères chez les policiers.
- Quinze manifestants ont été interpellés après avoir refusé de se disperser lors d’une protestation contre la qualité de l’air à Delhi.
- Des manifestants ont utilisé du spray au poivre contre les policiers, provoquant des irritations et nécessitant l’hospitalisation de trois à quatre agents.
- Les autorités ont déployé des canons à eau pour tenter de dissiper le smog dense qui recouvre la capitale indienne.
La police de Delhi a dû intervenir dimanche pour disperser un groupe de manifestants rassemblés au C Hexagon, un point névralgique de la capitale. Selon un responsable policier, les protestataires, qui refusaient de quitter les lieux, ont soudainement utilisé du spray au poivre contre les forces de l’ordre, déclenchant une brève altercation.
« Nous avons tenté d’expliquer aux manifestants que de nombreuses ambulances et du personnel médical étaient bloqués derrière eux et nécessitaient un accès urgent, mais ils étaient très agités »,
Officier supérieur de la police de Delhi
Les manifestants avaient initialement convergé vers l’India Gate le 9 novembre, dans le cadre d’une manifestation plus large pour la qualité de l’air. Ils réclamaient des mesures urgentes et des politiques plus strictes pour lutter contre ce qu’ils qualifient d'”urgence atmosphérique”. Certains participants avaient même amené leurs enfants, munis de nébuliseurs et de prescriptions médicales, pour illustrer l’impact de la pollution sur la santé publique.
Après avoir été expulsés du C Hexagon pour rétablir la circulation, les manifestants ont continué à exprimer leur mécontentement sur les réseaux sociaux, partageant des images de leur arrestation. Certains ont affirmé avoir été malmenés, et des allégations d’arrestation d’enfants ont circulé, toutes fermement niées par la police.
Dans un communiqué, les manifestants ont appelé le gouvernement de Delhi à agir de manière “urgente, responsable et transparente” face à la crise de la pollution. Ils ont notamment demandé la création d’un organisme indépendant de régulation de l’air, la publication en temps réel des données sur la qualité de l’air, la diffusion d’alertes sanitaires claires en cas de pics de pollution et une reddition de comptes publique sur l’utilisation des fonds alloués à la lutte contre la pollution.
Lundi, Delhi s’est réveillée sous un épais smog, avec un indice de qualité de l’air (IQA) dépassant le seuil de 400 dans plusieurs quartiers, notamment Akshardham, ITO et Ghazipur, classant la qualité de l’air comme “grave”. Les autorités ont déployé des canons à eau pour tenter de dissiper le smog. Bawana a enregistré l’IQA le plus élevé, à 435, tandis que NSIT Dwarka affichait le niveau le plus bas, à 313.
Anand Vihar était également fortement touchée, avec un IQA de 429, considéré comme “très mauvais”. Chandani Chowk (390), RK Puram (397), ITO (384), Punjabi Bagh (411), Patparganj (401), Pusa (360) et Dwaraka Sector-8 (386) affichaient également des niveaux de pollution préoccupants.
À ne pas manquer
