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Rugby : « Je ne serai pas aussi sévère que certains… » Fabien Pelous dresse le bilan du XV de France après la tournée d’automne

Publié le 24 novembre 2025 07:59:00. L’équipe de France de rugby a conclu sa tournée de novembre par une victoire encourageante face à l’Australie (48-33), mais des interrogations persistent quant à la préparation pour le Tournoi des Six…

Rugby : « Je ne serai pas aussi sévère que certains… » Fabien Pelous dresse le bilan du XV de France après la tournée d’automne

Publié le 24 novembre 2025 07:59:00. L’équipe de France de rugby a conclu sa tournée de novembre par une victoire encourageante face à l’Australie (48-33), mais des interrogations persistent quant à la préparation pour le Tournoi des Six Nations. L’ancien international et recordman de sélections en bleu, revient sur ce bilan mitigé et les défis à venir.

  • Les Bleus ont montré des signes positifs en attaque, mais des lacunes défensives ont été observées.
  • Le manque d’automatismes, lié au peu de temps passé ensemble par les joueurs, pourrait être un handicap pour le début du Tournoi.
  • Le retour du capitaine est perçu comme un atout majeur pour la suite de la saison.

Malgré une victoire convaincante contre l’Australie samedi 22 novembre (48-33), la tournée de novembre laisse un sentiment mitigé. L’ancien joueur du Stade Toulousain, fort de 118 sélections en équipe de France, analyse les performances des Bleus et se projette vers le Tournoi des Six Nations.

« Oui, il y a eu des hauts et des bas », confirme-t-il. « Offensivement, on a réussi à mettre en place des choses intéressantes, surtout après la 20e minute. Par contre, défensivement, on a vu des erreurs inhabituelles pour une équipe de France. C’était parfois assez simple. Lors des deux matchs précédents, nous étions focalisés sur les individualités sud-africaines et fidjiennes. Face à l’Australie, nous avons beaucoup travaillé l’homme, ce qui a permis aux Australiens de développer un jeu de passes plus fluide et de trouver des espaces que les autres équipes n’auraient pas exploités. Peut-être étions-nous encore trop concentrés sur nos repères défensifs et nous nous sommes fait prendre de vitesse. »

Au bilan, la tournée peut être considérée comme positive, avec deux victoires en trois matchs. « On a perdu contre l’Afrique du Sud, mais c’est une équipe qui domine le rugby mondial », relativise l’ancien international. « On a été mis à rude épreuve pendant 20 minutes. Le reste est plutôt encourageant, même si le match contre les Fidji a été plus laborieux que prévu. Ils sont devenus une équipe organisée, avec toujours autant d’individualités. On a l’impression d’avoir besoin de temps pour imposer notre jeu, mais les attentes sont élevées. »

Le manque d’automatismes, pointé du doigt par le sélectionneur Fabien Galthié, est une source d’inquiétude. « Il prêche pour sa paroisse, c’est toujours comme ça », tempère l’ancien joueur. « Je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain-là, c’est très politique. Ce qui me préoccupe davantage, c’est le premier match du Tournoi contre l’Irlande, qui arrive très vite (le 5 février). Avec peu de préparation, il faudra probablement s’appuyer sur une équipe de cadres si tout le monde est apte. »

L’Angleterre, en regain de forme, pourrait également être un adversaire redoutable. « Il serait intéressant de pouvoir jouer une finale contre l’Angleterre », imagine l’ancien international. « Ce qui se dessine, c’est qu’il y a quatre équipes au-dessus du lot : l’Angleterre, l’Irlande, la France et l’Écosse, qu’il ne faut pas sous-estimer. Le Pays de Galles et l’Italie semblent un peu moins compétitives, mais le Tournoi sera, comme toujours, ouvert. »

Concernant les individualités, l’ancien international a été particulièrement impressionné par les performances de Depoortere et Gourgues. « J’ai bien aimé Depoortere pour son implication et sa présence physique au centre. Il prend sa place avec un jeu direct et d’affrontement. Et l’entrée de Gourgues a été fulgurante. Sur le seul ballon qu’il a touché, il a réalisé un geste génial. C’est un joueur qui a de l’explosivité et du changement de rythme, et je pense qu’on va le revoir rapidement. Bielle-Biarrey confirme son niveau, mais il semble que la première ligne manque peut-être un peu de profondeur. »

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.