Publié le 24 novembre 2025 à 20h46. L’Italie a remporté la Coupe Davis pour la troisième année consécutive, surprenant les observateurs en s’imposant face à l’Espagne sans ses deux joueurs vedettes, Jannik Sinner et Lorenzo Musetti. Cette victoire souligne l’émergence d’une nouvelle puissance tennistique transalpine, forte d’une profondeur de jeu impressionnante.
- L’Italie a battu l’Espagne en finale de la Coupe Davis à Bologne, malgré l’absence de Jannik Sinner (2e ATP) et Lorenzo Musetti (8e ATP).
- Flavio Cobolli (22e ATP) et Matteo Berrettini (56e ATP) ont été les artisans de ce succès, ne concédant aucun jeu décisif en double.
- L’Italie dispose d’une densité de joueurs exceptionnelle, avec huit représentants dans le top 100 mondial et quinze dans le top 200.
Bologne a vibré au rythme de la victoire italienne en Coupe Davis. Contre toute attente, la Squadra Azzurra a soulevé le trophée face à l’Espagne, devant un public en délire. L’exploit est d’autant plus remarquable qu’il a été réalisé sans Jannik Sinner et Lorenzo Musetti, les deux joueurs les mieux classés du pays.
Flavio Cobolli et Matteo Berrettini ont brillé tout au long du tournoi, assurant la victoire en simple et ne laissant aucune chance à l’Espagne en double. Leur performance a été saluée par Alexander Peya, expert pour la chaîne ORF, qui estime que le succès italien n’est pas le fruit du hasard.
« C’est spécial pour toutes les personnes impliquées car elles ont prouvé qu’elles ne dépendent pas d’un seul joueur. Avec le doublé, elles n’auraient pas eu à se cacher, même si elles n’en avaient pas besoin. »
Alexander Peya, expert ORF
L’Italie a dominé le tournoi de bout en bout, sans concéder une seule défaite. Cette suprématie repose sur une profondeur de banc impressionnante. Huit joueurs italiens figurent actuellement dans le top 100 mondial, et quinze dans le top 200. Une densité qui permet à la sélection nationale de rivaliser avec les plus grandes nations du tennis.
Selon Peya, la clé du succès italien réside dans une stratégie de développement à long terme. « Ils font beaucoup de choses très bien. Il y a quelques années, la philosophie a changé, l’Italie a investi dans des centres de formation locaux et des entraîneurs locaux, elle a également fait appel à des experts dans des domaines très divers comme l’analyse, la stratégie et le fitness. » Des investissements importants qui portent aujourd’hui leurs fruits.
Le paysage des tournois italiens, riche en compétitions pour les jeunes joueurs, est également un facteur déterminant. « Il y a une compétition presque chaque semaine, dès les catégories juniors, en passant par les ITF Futures et les Challengers. C’est bien sûr sensationnel pour les jeunes joueurs, tant en termes de frais de déplacement que de logistique. L’ensemble du programme porte désormais ses fruits », explique Peya. Les athlètes peuvent ainsi se concentrer pleinement sur leur jeu et leur progression.
En quarts de finale, l’Italie s’était facilement imposée 2-0 face à l’Autriche, avec Jurij Rodionov et Filip Misolic. L’équipe autrichienne, dirigée par Jürgen Melzer, devra quant à elle disputer le tour de qualification de la Coupe Davis au Japon en février, comme l’a révélé le tirage au sort effectué dimanche à Bologne.
Troisième triomphe de l’Italie
L’Italie a remporté la Coupe Davis pour la troisième fois consécutive. Sans ses meilleurs joueurs Jannik Sinner et Lorenzo Musetti, l’équipe a célébré un triomphe spécial à Bologne devant ses propres supporters.