Publié le 24 novembre 2025 08h31:00. Plus d’un tiers des employés de bureau en Irlande utilisent leurs équipements professionnels à des fins personnelles, exposant ainsi les entreprises à des risques accrus en matière de cybersécurité, selon une nouvelle enquête.
- 31 % des employés irlandais utilisent leurs appareils de travail pour des activités personnelles.
- Un tiers des employés ont recours à des outils non autorisés pour gagner en efficacité, tandis que 26 % saisissent des données sensibles dans des outils d’intelligence artificielle (IA).
- Malgré une confiance affichée en leur capacité à détecter les cybermenaces, près d’un quart des organisations ont subi une faille de sécurité au cours des 12 derniers mois.
Une étude menée par Censuswide pour le compte des sociétés Auxilion et HPE révèle des pratiques potentiellement dangereuses au sein des entreprises irlandaises. Si la majorité des employés (73 %) se disent capables d’identifier une menace cybernétique, les chiffres démontrent une réalité plus préoccupante. L’enquête met en lumière une utilisation croissante des ressources de l’entreprise à des fins privées, mais surtout, une exposition accrue aux risques liés à la sécurité des données.
Parmi les comportements les plus courants, 32 % des employés déclarent avoir déjà cliqué sur un lien ou un e-mail suspect reçu sur leur lieu de travail. De plus, 22 % admettent utiliser des réseaux Wi-Fi publics non sécurisés pour accéder à des informations confidentielles de l’entreprise. L’essor de l’intelligence artificielle soulève également des inquiétudes, avec 26 % des personnes interrogées qui ont saisi des données sensibles concernant leur entreprise ou leurs clients dans des outils d’IA. L’utilisation d’outils non autorisés pour optimiser le travail est également fréquente, touchant 33 % des employés.
Les conséquences de ces pratiques se font déjà sentir : 23 % des organisations ont été victimes d’une faille de cybersécurité au cours de l’année écoulée. Un chiffre alarmant, d’autant plus que 23 % des employés interrogés reconnaissent ne pas avoir signalé une faille de sécurité dont ils avaient connaissance. La protection des mots de passe reste un point faible, avec 19 % des employés qui partagent leurs identifiants professionnels avec leur entourage et 14 % qui réutilisent le même mot de passe pour leurs comptes personnels et professionnels.
Face à cette situation, 55 % des entreprises ont mis en place des simulations de phishing pour sensibiliser leurs employés aux risques cybernétiques. Cependant, un quart des personnes interrogées (25 %) estiment que leur organisation ne dispose pas de mesures de sécurité et de prévention de la perte de données suffisantes. De plus, 32 % des employés ne bénéficient pas de formations régulières en cybersécurité.
« Il n’est pas surprenant que de nombreux employés utilisent des appareils de travail pour des tâches personnelles, mais l’enquête met en évidence une préoccupation bien plus grande : la facilité avec laquelle les actions quotidiennes, telles que l’ouverture d’un lien dans un e-mail ou l’utilisation d’outils d’IA, peuvent exposer les organisations à des risques de sécurité. »
Martin Patterson, responsable de l’innovation chez Auxilion
Selon Martin Patterson, « Le comportement humain reste l’une des plus grandes vulnérabilités en matière de cybersécurité. C’est pourquoi il est tout aussi important d’investir dans la formation continue et de développer une culture de sensibilisation que de disposer de la bonne technologie. En dotant les employés des connaissances nécessaires pour repérer et éviter les menaces potentielles, les entreprises peuvent renforcer leur première ligne de défense. »