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Telefónica annonce un ERE pour 5 319 personnes dans ses trois principales filiales et Movistar+

Madrid, le 25 novembre 2024. Le géant des télécommunications Telefónica a annoncé ce lundi un plan de restructuration massif impliquant la suppression de plus de 6 000 postes en Espagne, suscitant l'inquiétude des syndicats et l'attention du gouvernement.…

Telefónica annonce un ERE pour 5 319 personnes dans ses trois principales filiales et Movistar+

Madrid, le 25 novembre 2024. Le géant des télécommunications Telefónica a annoncé ce lundi un plan de restructuration massif impliquant la suppression de plus de 6 000 postes en Espagne, suscitant l’inquiétude des syndicats et l’attention du gouvernement.

  • Telefónica prévoit de supprimer 5 319 postes chez Telefónica de España, Telefónica Móviles et Telefónica Soluciones, ainsi que 279 chez Movistar+.
  • Les négociations avec les syndicats débutent ce mardi, avec des demandes de mesures volontaires et de garanties pour les employés.
  • Le gouvernement espagnol a affirmé qu’il suivra de près les négociations pour assurer un accord équitable avec les syndicats.

L’annonce intervient dans le cadre d’un nouveau plan stratégique visant à réduire les coûts de fonctionnement de l’entreprise de 25 % d’ici 2030, soit une économie estimée à environ 2,01 milliards d’euros. Ce plan, présenté le 4 novembre par le président de Telefónica, Marc Murtra, vise à repositionner l’entreprise dans un marché en mutation.

Selon des informations communiquées par l’UGT, la restructuration se décline comme suit : 3 649 suppressions de postes chez Telefónica de España, 1 124 chez Telefónica Móviles et 267 chez Telefónica Soluciones. Ces mesures affecteraient respectivement 41,04 % des effectifs de Telefónica Espagne (8 892 salariés), 31,34 % de Telefónica Móviles (3 587 personnes) et 23,89 % de Telefónica Soluciones (1 118 employés). Movistar+ serait touché à hauteur de 32,45 % de ses effectifs, soit 860 personnes.

Les syndicats UGT et CCOO ont immédiatement réagi en exigeant que toute mesure de restructuration soit volontaire. Dans un communiqué, l’UGT a également souligné la nécessité de se conformer aux conditions de la dernière proposition de l’entreprise en matière de départs et a prévenu qu’un accord ne pourrait être trouvé que si l’accord actuel des trois sociétés était prolongé jusqu’en 2030.

« Toute mesure de ce type doit être volontaire. »

UGT et CCOO

De son côté, CCOO a demandé que ces suppressions de postes soient universelles et liées aux départs à la retraite. L’entreprise a remis aux syndicats la documentation réglementaire et un calendrier de réunions, qui débuteront ce mardi à 9h30.

D’autres annonces de suppressions de postes sont attendues dans les prochaines heures, concernant Telefónica SA, Telefónica Global Solutions et Telefónica Innovación Digital. Certains médias évoquent un total de plus de 6 000 suppressions de postes, mais la direction de Telefónica n’a pas confirmé ce chiffre.

Le gouvernement espagnol suit de près la situation. Óscar López, ministre de la Transformation numérique et de la Fonction publique, a déjà averti que toute mesure de ce type devait être négociée avec les syndicats. Carlos Body, ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Entreprise, a affirmé que le gouvernement serait « à la tête » du dossier pour garantir une négociation « main dans la main avec les syndicats ».

Il est à noter que la Société nationale de participations industrielles (SEPI) détient 10 % des actions de Telefónica.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.