Publié le 26 novembre 2023 10:12:00. Alors qu’il dominait le début de saison, le jeune pilote australien Oscar Piastri connaît une baisse de régime inquiétante en Formule 1, laissant entrevoir une pression croissante et une lutte interne au sein de l’équipe McLaren.
- Oscar Piastri, vainqueur de sept courses en 15 Grands Prix, peine désormais à intégrer le top 5.
- Le pilote lui-même évoque des problèmes de réglages et des circonstances défavorables, tout en reconnaissant la difficulté du sport automobile.
- L’ascension de son coéquipier, Lando Norris, depuis l’été, met en lumière une dynamique changeante au sein de McLaren.
La métamorphose est frappante. Après un début de saison éblouissant, ponctué de quatorze podiums et sept victoires lors des seize premières courses, Oscar Piastri semble avoir perdu de sa superbe. Le jeune prodige australien peine désormais à se hisser dans le top 5, une situation qui interroge les observateurs et les fans.
Interrogé à Las Vegas lors de la journée des médias, Piastri a tenté d’expliquer les raisons de cette contre-performance. Il a notamment pointé du doigt des différences significatives entre les circuits et des problèmes de réglages spécifiques.
« Austin et le Mexique étaient très différents des autres courses où j’ai rencontré plus de succès. Là, il y avait un déficit de rythme évident et quelque chose de fondamental qui ne fonctionnait tout simplement pas. Les autres courses ont juste été une combinaison de différentes choses qui n’ont pas fonctionné. »
Oscar Piastri, pilote McLaren
Il a également évoqué des incidents précis, comme son accident à Bakou, et des courses où, malgré un bon rythme, des circonstances malheureuses ont compromis ses résultats. Au Brésil, par exemple, il a souligné que le rythme était bon, mais que des événements lors de la course sprint ont eu un impact négatif sur le reste du week-end.
« Il y a eu quelques courses où, oui, j’ai dû me gratter la tête et comprendre ce qui se passait, mais les autres courses qui ont été difficiles ont simplement été ce que certains pourraient qualifier de la dure réalité du sport automobile. »
Oscar Piastri, pilote McLaren
Au-delà des difficultés individuelles de Piastri, un autre facteur entre en jeu : la performance de son coéquipier, Lando Norris. Ce dernier a connu une nette progression depuis les vacances d’été, notamment grâce à une modification de la géométrie de la suspension avant introduite au Canada, lui permettant de mieux sentir l’avant de la voiture à la limite.
Jusqu’au Grand Prix des Pays-Bas, les statistiques de qualification étaient favorables à Piastri, mais l’écart de rythme n’était que de 0,099 seconde. Depuis Monza, Piastri n’a surqualifié Norris qu’une seule fois, à Singapour, et l’écart de rythme est désormais de 0,226 seconde en faveur de Norris. Cette amélioration est le fruit d’un travail acharné et ciblé de la part de Norris, qui a su optimiser le potentiel de sa monoplace.
La pression monte donc pour Oscar Piastri, qui doit désormais réagir pour ne pas laisser son coéquipier prendre le dessus. L’avenir dira s’il saura relever le défi et retrouver la forme qui avait fait de lui l’une des sensations du début de saison.