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Enquêtes britanniques. Farage, l’idéologue du Brexit, je…

by Nicolas Lefèvre

Le paysage politique britannique est en pleine mutation. Un sondage récent place le parti Réformiste, mené par Nigel Farage, en tête des intentions de vote, reléguant les travaillistes et les conservateurs à des positions inédites et témoignant d’une fragmentation électorale croissante.

Selon les résultats du sondage YouGov du 25 novembre 2025, collectés par Electomanía, le parti Réformiste obtiendrait 25 % des voix et 291 sièges à la Chambre des communes, bien que restant à distance des 326 sièges nécessaires pour former une majorité. Cette progression fulgurante contraste avec la situation d’il y a un an, où le parti était encore la troisième force politique du pays.

Les conservateurs, sous la direction de Kemi Badenoch, subissent un effondrement, passant de 121 à 55 sièges avec 18 % des voix. Cette dégringolade s’explique en partie par les difficultés de Rishi Sunak à se défaire de l’héritage de Boris Johnson. Le parti travailliste, actuellement au pouvoir avec 412 sièges, serait quant à lui réduit à 100 représentants et 19 % des voix, perdant ainsi 312 sièges.

Cette recomposition politique s’accompagne d’une montée en puissance d’autres formations. Les Verts, porteurs d’un message écologiste, européiste et progressiste, atteignent 16 % des voix et 44 sièges. Les Libéraux-Démocrates, quant à eux, progressent également, obtenant 15 % des voix et 91 sièges. Le SNP (Parti national écossais) conserve une présence significative avec 3 % des voix et 45 sièges.

L’ascension de Nigel Farage et de son parti, héritier du parti du Brexit, s’explique par leur capacité à capitaliser sur le mécontentement populaire, notamment en matière d’économie, d’immigration et de logement. Keir Starmer, chef du parti travailliste, tente de s’approprier l’espace conservateur, mais peine à convaincre aussi bien la gauche que la droite de l’échiquier politique.

À ce stade, des élections anticipées ne sont pas à l’ordre du jour, le prochain scrutin étant prévu en principe en 2029. Cependant, la fragilité du parti travailliste et la progression du parti Réformiste, qualifié par certains de « droite extrême », pourraient conduire à une consultation électorale plus rapide.

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