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« Même si j’étais né de nouveau, je serais acteur » : la vie de Lee Soon-jae reflète la dignité d’un artiste

Publié le 27 novembre 2023. L’acteur sud-coréen Lee Soon-jae, figure emblématique du cinéma et du théâtre, est décédé le 25 novembre à l’âge de 91 ans. Il a continué à exercer son art avec passion jusqu’à ses derniers…

« Même si j’étais né de nouveau, je serais acteur » : la vie de Lee Soon-jae reflète la dignité d’un artiste

Publié le 27 novembre 2023. L’acteur sud-coréen Lee Soon-jae, figure emblématique du cinéma et du théâtre, est décédé le 25 novembre à l’âge de 91 ans. Il a continué à exercer son art avec passion jusqu’à ses derniers jours, laissant derrière lui un héritage artistique riche et une profonde tristesse dans l’industrie du divertissement.

  • Lee Soon-jae a continué à jouer jusqu’à un âge avancé, motivé par l’amour de son métier et la recherche de bons scénarios.
  • Il a évoqué les difficultés rencontrées par les acteurs par le passé, notamment le mépris dont ils étaient victimes.
  • Il regrettait de ne pas avoir pu voyager avec sa femme, le travail prenant toujours le pas sur ses aspirations personnelles.

La nouvelle du décès de Lee Soon-jae a suscité une vague d’émotion en Corée du Sud. Acteurs, réalisateurs et collègues ont exprimé leur chagrin et ont partagé des souvenirs de cet artiste respecté pour sa discipline, son humilité et son talent.

Dans une interview accordée il y a quelques années à Hankook Ilbo, reprise sur YouTube, Lee Soon-jae avait confié son attachement à son métier, même dans des conditions matérielles parfois précaires. Il évoquait son expérience sur le film « Good Morning », un projet à petit budget, mais dont le scénario l’avait séduit.

« Je n’ai pas été beaucoup payé pour celui-ci. C’est un film à petit budget. Mais le scénario était bon. J’ai rejoint le projet avec plaisir, avec un peu d’ambition, quel que soit l’argent. »

Lee Soon-jae, acteur

Pour Lee Soon-jae, la rencontre avec de bons scénarios et de bons réalisateurs était la clé de la réussite d’un acteur.

« C’est comme ça qu’on peut montrer pleinement ses capacités. C’est une vraie chance pour un acteur. »

Lee Soon-jae, acteur

Il appréciait particulièrement la subtilité dans le jeu d’acteur, estimant qu’elle pouvait enrichir un film autant que des expressions fortes. Il citait en exemple son rôle dans « Good Morning », où il incarnait un homme âgé dans un service de soins palliatifs. Il se disait « coincé » dans ce rôle, un terme qui révélait son dévouement et son analyse approfondie de chaque personnage.

Malgré une carrière longue et fructueuse, Lee Soon-jae n’avait jamais accumulé de fortune. Il riait de cette situation, tout en exprimant sa satisfaction quant à son parcours.

« Je n’ai jamais gagné d’argent réel. Alors j’aimerais gagner un peu. Je suis satisfait de mon travail. Même si j’étais né de nouveau, je choisirais quand même cela. Je serais acteur. De nos jours, les gens gagnent des milliards de wons (des millions de dollars), mais à notre époque, nous travaillions au bord de la famine. »

Lee Soon-jae, acteur

Un rêve l’habitait : voyager avec sa femme. Mais les contraintes de son travail ne lui laissaient que peu de temps libre. Il regrettait de ne pas avoir pu réaliser ce projet, même lorsqu’il avait été invité à participer à l’émission de téléréalité « Grandpas Over Flowers ». Il avait encouragé sa femme à y aller seule, mais elle avait refusé.

Lee Soon-jae se souvenait également des préjugés dont souffraient les acteurs par le passé. Il racontait des anecdotes humiliantes, comme celle d’un peintre qui les avait réprimandés pour avoir « contaminé » son studio, ou celle d’un chef d’orchestre qui avait refusé de lui apprendre à diriger. Ces expériences n’avaient cependant pas entamé sa passion pour le métier. Il avait été fasciné par le cinéma étranger et avait décidé de tenter sa chance, soutenu par sa famille.

Optimiste quant à l’avenir du cinéma et de la télévision coréens, Lee Soon-jae était convaincu que de nouveaux talents émergeraient, à l’image de Youn Yuh-jung, oscarisée. Il regrettait d’être né trop tôt, souhaitant avoir pu profiter de l’essor de la « vague coréenne » (Hallyu). Même après l’arrêt de l’enregistrement, il continuait à partager ses souvenirs et ses réflexions, témoignant de sa passion, de sa dignité et de sa sincérité.

La disparition de Lee Soon-jae marque la fin d’une époque, mais son talent et son héritage artistique resteront gravés dans les mémoires.

Cet article de Hankook Ilbo, la publication sœur du Korea Times, est traduit par un système d’IA générative et édité par le Korea Times.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.