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Trump s’implique dans les élections présidentielles honduriennes en soutenant le parti de droite Asfura

Washington s'est mêlé de manière spectaculaire à la campagne présidentielle hondurienne, l'ancien président américain Donald Trump apportant son soutien sans équivoque à l'homme d'affaires Nasry Asfura à quelques jours du scrutin. Cette intervention inattendue pourrait influencer le résultat…

Trump s’implique dans les élections présidentielles honduriennes en soutenant le parti de droite Asfura

Washington s’est mêlé de manière spectaculaire à la campagne présidentielle hondurienne, l’ancien président américain Donald Trump apportant son soutien sans équivoque à l’homme d’affaires Nasry Asfura à quelques jours du scrutin. Cette intervention inattendue pourrait influencer le résultat d’une élection déjà serrée.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a qualifié M. Asfura de « seul véritable ami de la liberté » et a violemment attaqué ses rivaux, notamment Rixi Moncada, le candidat du parti au pouvoir, et Salvador Nasralla, un candidat libéral. « Je ne peux pas collaborer avec Moncada et les communistes, et Nasralla n’est pas un allié fiable pour la liberté et on ne peut pas lui faire confiance », a-t-il affirmé.

M. Asfura, ancien maire de Tegucigalpa, a rapidement remercié Trump pour son soutien. « Merci beaucoup pour le soutien, Président @realdonaldtrump (…). Nous sommes fermes pour défendre notre démocratie, notre liberté et les valeurs qui font la grandeur de notre pays », a-t-il écrit sur ses propres réseaux sociaux.

L’intervention de Trump va au-delà d’un simple appui. Il a également exprimé des inquiétudes quant à une possible influence vénézuélienne au Honduras, suggérant que le président Nicolás Maduro et « ses narcoterroristes » pourraient chercher à étendre leur emprise sur la région, comme ils l’auraient déjà fait avec Cuba, le Nicaragua et le Venezuela. « Tito (Asfura) et moi pouvons travailler ensemble pour lutter contre les narcocommunistes et apporter l’aide nécessaire au peuple hondurien », a-t-il déclaré.

Cette prise de position s’inscrit dans le contexte d’un déploiement militaire américain important dans les Caraïbes, présenté par l’administration Trump comme une mesure visant à faire pression sur Maduro.

La candidature d’Asfura, un homme d’affaires de 67 ans, est toutefois entachée par le passé de son parti, le Parti national (PN). L’ancien président Juan Orlando Hernández (2014-2022), membre du PN, purge actuellement une peine de 45 ans de prison aux États-Unis pour trafic de drogue. M. Asfura se défend en affirmant que « chacun est responsable de ses actes » et a fondé sa campagne sur la promesse de « sauver la démocratie » des « communistes », sans mentionner directement Trump.

Sa carrière a été marquée par des accusations de corruption, notamment des allégations de détournement de fonds municipaux, bien que ces affaires n’aient pas abouti. Il a également été cité dans les « Pandora Papers » pour avoir créé des sociétés offshore au Panama, soupçonnées d’être utilisées pour l’évasion fiscale. Ses partisans soulignent cependant qu’il a contribué à moderniser la capitale grâce à des projets d’infrastructure.

M. Asfura, connu pour sa formule « Papa, à tes ordres ! », a également exprimé son intention de renforcer les liens avec Taiwan, une position qui pourrait irriter la Chine, qui revendique l’île comme faisant partie de son territoire.

Trump a également attaqué Rixi Moncada, le candidat du parti Libre au pouvoir, révélant son admiration pour l’ancien président cubain Fidel Castro. Il a également critiqué Salvador Nasralla, du Parti libéral (PL), pour avoir occupé un poste important au sein du gouvernement de Xiomara Castro après avoir renoncé à sa propre candidature à la présidence en novembre 2021. Nasralla a par la suite rompu avec la présidente Castro, épouse de l’ancien président Manuel Zelaya (2006-2009), allié du Venezuela et de Cuba. « Faire semblant d’être anticommuniste juste pour diviser le vote d’Asfura », a écrit Trump.

Paradoxalement, l’armée hondurienne soutient fermement Castro, qui avait déposé son mari, Manuel Zelaya, en 2009.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.