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Un Suisse sur quatre est confronté à des difficultés financières

Publié le 27 novembre 2024 08h33. Si la majorité des Suisses se disent satisfaits de leur situation financière, une part croissante s'inquiète de sa détérioration et révèle un manque de connaissances en matière de gestion de l'argent, avec…

Un Suisse sur quatre est confronté à des difficultés financières

Publié le 27 novembre 2024 08h33. Si la majorité des Suisses se disent satisfaits de leur situation financière, une part croissante s’inquiète de sa détérioration et révèle un manque de connaissances en matière de gestion de l’argent, avec des conséquences sur la préparation à la retraite.

  • Près de 40 % des Suisses constatent une baisse de leur situation financière par rapport à l’année précédente.
  • Plus de la moitié de la population a des lacunes en matière de connaissances financières, notamment en ce qui concerne les placements et la retraite.
  • Moins de la moitié des Suisses pensent pouvoir maintenir leur niveau de vie actuel à la retraite.

La situation financière des ménages suisses est globalement perçue comme stable, mais des nuages s’accumulent. Une étude récente révèle que si près de la moitié des habitants de la Confédération parviennent facilement à joindre les deux bouts – plaçant la Suisse en deuxième position en Europe après les Pays-Bas – près de 40 % d’entre eux signalent une détérioration de leur situation financière au cours de l’année écoulée. Seuls 17 % observent une amélioration, tandis que 45 % ne constatent pas de changement.

Les primes d’assurance maladie sont pointées du doigt comme le principal facteur expliquant cette perception négative. Les couples retraités sont les plus satisfaits de leur situation, tandis que les parents célibataires en âge de travailler sont les plus susceptibles d’éprouver des difficultés financières.

L’étude met également en lumière un manque de connaissances financières chez une partie importante de la population. Si 58 % des personnes interrogées estiment posséder de bonnes connaissances en matière de retraite et d’investissement, seulement 17 % pensent avoir été suffisamment préparées à ces questions à l’école. Cette auto-évaluation s’avère souvent déconnectée de la réalité, de nombreux répondants ayant du mal à définir des termes financiers de base.

Des différences notables existent entre les sexes. Les hommes ont tendance à surestimer leurs connaissances financières, tandis que les femmes manquent davantage de confiance sur ces questions. Bien que les hommes aient plus souvent répondu correctement aux questions sur les finances, les femmes n’ont pas plus souvent donné de mauvaises réponses, mais ont plutôt opté pour la réponse « Je ne sais pas ».

En cas de questions financières, la majorité des Suisses (39 %) se tournent vers des conseillers bancaires. L’influence des réseaux sociaux reste limitée, seuls 7 % des répondants s’informant auprès d’influenceurs ou sur YouTube.

Malgré ces incertitudes, plus de la moitié des Suisses (57 %) parviennent à épargner pour la retraite en complément de l’AVS et de la caisse de pension. Ce chiffre s’élève à 62 % chez les personnes âgées de 18 à 64 ans. Cependant, les personnes à faible revenu (moins de 6 000 francs bruts par mois) et les parents isolés sont moins susceptibles de pouvoir mettre de l’argent de côté.

L’épargne est principalement destinée à assurer la sécurité financière, à constituer une réserve d’urgence et à préserver son indépendance. Pourtant, moins de la moitié des Suisses (45 %) pensent pouvoir maintenir leur niveau de vie actuel à la retraite. La prévoyance vieillesse n’est considérée comme une priorité que par un cinquième des personnes interrogées.

Seulement 17 % des couples ont réfléchi aux conséquences d’une éventuelle séparation ou d’un divorce sur leur planification de la retraite. Un pessimisme généralisé règne quant à la possibilité d’atteindre ses objectifs de retraite, principalement en raison du coût élevé de la vie, des dépenses de santé et de l’évolution insuffisante des salaires. Rétrospectivement, 71 % des retraités déclarent n’avoir pas pu maintenir leur niveau de vie.

En matière d’investissement, 60 % des personnes âgées de 18 à 64 ans ont cotisé au pilier 3a l’année dernière. La moitié des Suisses âgés de 18 à 80 ans déclarent posséder des actions, des obligations ou des fonds. Les hommes (61 %) sont plus susceptibles d’investir que les femmes (41 %). Si l’on offrait à un Suisse 1 000 francs, 53 % les placeraient sur un compte d’épargne, tandis que seulement 32 % les investiraient. Les raisons invoquées pour ne pas investir sont le manque de connaissances, de temps, de capitaux ou la crainte du risque.

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Daniel Graf

Daniel Graf (dgr) travaille pour 20 minutes depuis 2020. Il dirige le département Actualités, Économie et Reportages vidéo et est membre du comité de rédaction depuis septembre 2023.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.