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“Il y a ceux qui préfèrent la dictature”

by Antoine Girard

Publié le 27 novembre 2025 à 23h55. Une mini-série de Movistar Plus+, Anatomie d’un instant, plonge au cœur d’une des périodes les plus critiques de la démocratie espagnole : le putsch manqué du 23 février 1981. L’œuvre, inspirée du livre éponyme de Javier Cercas, explore les enjeux et les tensions de cette époque charnière.

  • La série Anatomie d’un instant adapte le livre de Javier Cercas et sera diffusée en 2025, coïncidant avec le 50e anniversaire de la mort de Franco.
  • Eduard Fernández incarne Santiago Carrillo dans cette production de quatre épisodes.
  • Javier Cercas et Eduard Fernández ont présenté la série lors de l’émission La révolte, soulignant l’importance de comprendre les fragilités de la démocratie.

L’écrivain Javier Cercas décrit Anatomie d’un instant comme une exploration de « l’aventure de la conquête de la démocratie en Espagne ». Il insiste sur le fait que la compréhension du contexte historique n’est pas une condition préalable au visionnage :

« Vous n’avez pas besoin de savoir quoi que ce soit » sur la tentative de coup d’État du 23-F pour le voir ».

Javier Cercas, écrivain

Eduard Fernández, qui prête ses traits à Santiago Carrillo, a mis en garde contre une possible banalisation des acquis démocratiques. Il a observé que le visionnage de la série pouvait susciter une certaine inquiétude :

« Beaucoup de gens paniquent » en regardant Anatomie d’un instant car “il découvre beaucoup de choses. Et encore plus aujourd’hui, qu’il y a ceux qui gèrent mal la démocratie”.

Eduard Fernández, acteur

L’acteur a également souligné la nécessité de tirer les leçons du passé :

« Ceux qui disent préférer une dictature, si la dictature venait, diraient : ah, je ne savais pas ce que c’était… Alors non. La série est très bonne pour que les gens voient ce que coûte la démocratie et où vont les tirs ».

Eduard Fernández, acteur

Tant Javier Cercas qu’Eduard Fernández ont salué l’ambition du projet et la qualité de la réalisation d’Alberto Rodríguez. Cercas a même relativisé l’importance des critiques littéraires :

« C’est très bien que votre mère et votre grand-mère disent que le livre est meilleur, que votre éditeur le dise est obligatoire. Que vous le disiez, c’est du genre idiot ».

Javier Cercas, écrivain

Lors de leur passage dans La révolte, Javier Cercas a également évoqué son appartenance à la Real Academia Española (RAE). Il a expliqué le processus de renouvellement des académiciens, précisant qu’il s’agit d’une procédure respectueuse et civilisée. Le présentateur de l’émission, David Broncano, a exprimé son intérêt pour intégrer l’institution, suscitant une discussion amusée sur la possibilité d’y voir des comédiens.

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