Publié le 28 novembre 2025 11:07:00. Un agent de sécurité a été attaqué par un ours dans des toilettes publiques dans la préfecture de Gunma, au Japon, illustrant une recrudescence inquiétante des rencontres entre ours et humains, qui a déjà fait 13 morts cette année.
- Le nombre d’attaques d’ours au Japon a atteint un niveau record, avec 197 incidents depuis avril 2025.
- Les autorités ont déployé des forces d’autodéfense et autorisé l’utilisation d’armes à feu pour tenter de maîtriser la situation.
- Un gouvernement local a dû s’excuser après avoir utilisé une image générée par l’IA pour sensibiliser le public, créant ainsi une confusion supplémentaire.
Un agent de sécurité de 69 ans a vécu une expérience terrifiante dans la préfecture de Gunma, au nord de Tokyo. Alors qu’il s’apprêtait à quitter les toilettes publiques aux premières heures de vendredi, il a été surpris par la présence d’un ours, mesurant entre 1 et 1,5 mètre de long, qui semblait inspecter les lieux. L’homme a réagi avec courage, repoussant l’animal à coups de pied et parvenant à s’échapper avec des blessures légères à la jambe droite. Il a ensuite couru jusqu’à un poste de police voisin pour signaler l’incident.
Cet événement, rapporté par l’agence de presse Kyodo et la chaîne de télévision NHK, s’inscrit dans une tendance alarmante. Le Japon connaît actuellement une vague d’attaques d’ours sans précédent. Selon le ministère de l’Environnement, 13 personnes ont perdu la vie dans des attaques d’ours depuis le début du mois d’avril, et le nombre total d’incidents a dépassé les 197 – un nouveau record. Les préfectures d’Akita, d’Iwate et de Fukushima, dans le nord et le nord-est du Japon, sont particulièrement touchées.
Les experts estiment que cette augmentation des attaques est due à la pénurie de nourriture dans l’habitat naturel des ours. Les mauvaises récoltes de glands et de faines les poussent à s’aventurer dans les zones résidentielles et autres zones habitées à la recherche de nourriture. La lutte pour la nourriture est donc au cœur de ce problème.
Face à cette situation critique, le gouvernement japonais a pris des mesures. Des membres des forces d’autodéfense ont été déployés dans la préfecture d’Akita pour aider les chasseurs locaux à piéger et à éliminer les ours. De plus, des policiers armés ont reçu l’autorisation de tirer sur les animaux, en raison d’un manque de chasseurs agréés.
La situation a été aggravée par une erreur de communication d’un gouvernement local. La municipalité d’Onagawa, dans le nord-est du Japon, a publié sur son compte X (anciennement Twitter) une image destinée à sensibiliser le public aux risques d’attaques d’ours. Cependant, il s’est avéré que cette image avait été générée par l’intelligence artificielle. Après avoir été contacté par le créateur de l’image, les autorités ont supprimé le message et présenté leurs excuses pour l’anxiété et les désagréments causés aux habitants, comme l’a rapporté le Mainichi Shimbun.
« Nous avons causé de l’anxiété et des désagréments aux habitants de la ville. »
Responsable d’Onagawa
Le nombre d’attaques en 2025 devrait dépasser le précédent record annuel de 219 incidents enregistré à partir d’avril 2024, soulignant l’urgence de trouver des solutions durables pour protéger à la fois les populations humaines et la faune sauvage.