L’administration Trump a durci le ton envers le Venezuela en ordonnant la fermeture de son espace aérien, une mesure présentée comme une offensive contre les réseaux de trafic de drogue et de personnes. L’annonce, faite via le réseau social Truth Social, intervient après des avertissements de l’agence américaine de l’aviation civile concernant la sécurité dans la région.
Dans un message publié sur sa plateforme, Donald Trump a déclaré : « À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains, veuillez considérer que l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est fermé dans son intégralité. » Cette décision fait suite à une notification de sécurité émise par la Federal Aviation Administration (FAA) recommandant aux compagnies aériennes et aux pilotes d’éviter l’espace aérien vénézuélien en raison d’une « détérioration de la situation sécuritaire », d’une activité militaire accrue et de potentielles interférences avec les systèmes GPS.
Le Venezuela a également réagi en suspendant les droits d’exploitation de six compagnies aériennes internationales, mettant fin à leurs vols vers le pays. Cette escalade s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration américaine visant à lutter contre l’entrée de drogues sur le territoire américain, selon laquelle le président vénézuélien Nicolás Maduro collaborerait avec des organisations criminelles.
Plus tôt cette semaine, Donald Trump avait évoqué la possibilité d’une action militaire contre les trafiquants de drogue, affirmant : « Les gens ne veulent pas livrer par voie maritime. Et nous allons commencer à les arrêter également par voie terrestre. La terre est plus facile. Mais cela va commencer très bientôt. Nous les prévenons. Arrêtez d’envoyer du poison dans notre pays. »
Ces actions, qui incluent déjà des opérations contre des navires soupçonnés de trafic de drogue, ont suscité des critiques de la part des démocrates et d’organisations internationales. Volker Turk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a qualifié ces mesures d’« inacceptables » et a exprimé son inquiétude quant à leur conformité avec le droit international.
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