Une nouvelle vague d’attaques russes a frappé l’Ukraine ce samedi 29 novembre 2025, faisant six morts et des dizaines de blessés. Parallèlement, Kiev a annoncé la restauration de l’électricité pour plus de 400 000 foyers après des frappes ciblées sur le réseau énergétique, tandis que l’Ukraine cherche à obtenir des garanties pour des négociations de paix avec l’aide des États-Unis.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a dénoncé sur X (anciennement Twitter) la poursuite d’une stratégie russe qu’il qualifie de « plan de guerre » en deux points : « tuer et détruire ».
Selon le président Volodymyr Zelensky, l’attaque a impliqué environ 36 missiles et près de 600 drones. L’administration militaire de Kiev a confirmé que deux personnes ont perdu la vie dans la capitale. Un décès supplémentaire a été signalé dans la région entourant Kiev, deux dans la région de Dnipropetrovsk, au sud-est, et un dernier dans la région de Kherson, au sud, lors d’une attaque survenue en milieu de journée.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a indiqué que 29 personnes ont été blessées dans la ville, précisant que des débris de drones russes interceptés ont endommagé des bâtiments résidentiels. Une partie de l’ouest de Kiev a également été privée d’électricité. « Le monde doit savoir que la Russie cible des familles entières », a déclaré Tymur Tkachenko, chef de l’administration militaire de Kiev.
L’ambassadrice de l’Union européenne en Ukraine, Katarina Mathernova, a exprimé son scepticisme quant à la sincérité des déclarations russes concernant un possible accord de paix. « Pendant que le monde discute d’un éventuel accord de paix, Moscou répond par des missiles, pas par la diplomatie », a-t-elle écrit sur X.
Sur le plan diplomatique, une délégation ukrainienne, dirigée par l’ancien chef de la défense Rustem Umerov, s’est rendue aux États-Unis pour rechercher une « paix digne » et une fin rapide à la guerre, déclenchée par l’invasion à grande échelle de la Russie en 2022. Cette démarche intervient alors que Washington exerce une pression croissante sur Kiev pour qu’elle accepte une proposition américaine visant à mettre fin au conflit, une proposition critiquée pour son avantage perçu en faveur de Moscou. Le plan initial en 28 points du président américain Donald Trump a été révisé lors de discussions à Genève, mais de nombreuses questions restent en suspens.
Zelensky a souligné l’urgence de la situation sur X : « La tâche est claire : élaborer rapidement et concrètement les mesures nécessaires pour mettre fin à la guerre. » Il a ajouté que l’Ukraine espère que les résultats des réunions de Genève seront approfondis aux États-Unis.
Selon des sources américaines, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, devraient rencontrer la délégation ukrainienne en Floride ce dimanche.
Par ailleurs, le service de sécurité ukrainien (SBU) a annoncé avoir frappé deux pétroliers russes, utilisés pour contourner les sanctions occidentales, avec des drones marins dans la mer Noire. Ces navires, identifiés comme le Kairos et le Virat, étaient vides et se dirigeaient vers le port de Novorossiysk, un important terminal pétrolier russe. Les autorités turques ont confirmé avoir secouru des personnes à bord après des explosions survenues près du détroit du Bosphore. Selon le SBU, ces frappes ont causé des dommages critiques aux navires et porteront un coup dur au transport pétrolier russe.
L’Ukraine continue de réclamer des mesures internationales plus strictes contre la « flotte fantôme » russe, qu’elle accuse de financer la guerre en Ukraine en permettant à Moscou d’exporter du pétrole malgré les sanctions.