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Après une offre américaine de départ… Maduro apparaît en public après une absence

Publié le 2025-12-01 05:01:00. Le président vénézuélien Nicolás Maduro a fait une apparition publique inattendue dimanche, mettant fin à des jours de spéculations sur son sort alors que les tensions avec les États-Unis s'intensifient et que des négociations…

Après une offre américaine de départ… Maduro apparaît en public après une absence

Publié le 2025-12-01 05:01:00. Le président vénézuélien Nicolás Maduro a fait une apparition publique inattendue dimanche, mettant fin à des jours de spéculations sur son sort alors que les tensions avec les États-Unis s’intensifient et que des négociations secrètes semblent avoir échoué.

  • Le président Maduro a été aperçu lors d’un événement consacré au café de spécialité, dissipant les rumeurs d’une fuite ou d’une déposition forcée.
  • Un appel téléphonique entre Maduro et le président américain Donald Trump a eu lieu, révélant des propositions de départ en échange d’une transition démocratique, mais s’est soldé par un échec.
  • Washington a accru la pression militaire et économique sur le Venezuela, accusant le pays d’être un important centre de trafic de drogue et visant à contrôler ses vastes réserves pétrolières.

Nicolás Maduro est réapparu en public dimanche, assistant à la cérémonie annuelle des « Coffee Awards » dans l’est de Caracas. Il a remis des médailles aux producteurs de café primés et a goûté différentes variétés, prononçant de brefs discours sans aborder directement la crise politique actuelle. L’événement a été rapporté par CNN.

Cette apparition intervient après plusieurs jours d’absence qui ont alimenté les spéculations sur son état et son emplacement. Maduro n’avait pas été vu en public depuis mercredi, se contentant de publier une courte vidéo sur Telegram le montrant au volant à Caracas. L’absence du président avait suscité des inquiétudes quant à une possible crise de pouvoir.

L’apparition de Maduro coïncide avec la confirmation par le président américain Donald Trump d’un appel téléphonique direct avec le dirigeant vénézuélien. Trump a été laconique sur le contenu de cet échange, se limitant à déclarer aux journalistes à bord d’Air Force One :

« Je ne veux pas faire de commentaire à ce sujet. La réponse est oui. Je ne dirai pas que l’appel était bon ou mauvais, c’était juste un appel téléphonique. »

Selon des sources proches des négociations citées par le Miami Herald, Trump aurait offert à Maduro un « sauve-garde » en échange de son départ du pouvoir et d’une transition vers un régime démocratique. L’administration américaine aurait exigé que Maduro et ses proches quittent immédiatement le Venezuela, tandis que Maduro aurait proposé de céder le pouvoir politique à l’opposition tout en conservant le contrôle des forces armées. Trois points de désaccord majeurs ont finalement bloqué les discussions.

Les points de friction étaient les suivants : Maduro a demandé une amnistie internationale pour tous les crimes qu’il et ses collaborateurs auraient pu commettre, une demande rejetée par Washington. Il a également suggéré un modèle de transition politique similaire à celui du Nicaragua en 1991, où Violeta Chamorro a pris le pouvoir tout en laissant les anciens dirigeants, les frères Ortega, conserver une influence significative en coulisses. Cette proposition a également été écartée par les États-Unis. Enfin, le timing du départ de Maduro a été un obstacle, Washington insistant pour une démission immédiate, tandis que Caracas souhaitait un calendrier plus flexible.

Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, a refusé de commenter l’appel téléphonique lors d’une conférence de presse, préférant se concentrer sur l’annonce d’une enquête sur les récentes opérations navales américaines contre des bateaux soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes, qui ont fait plus de 80 morts.

Ces derniers jours, la pression américaine sur le Venezuela s’est accrue. Trump a menacé de lancer des frappes terrestres contre les réseaux de trafic de drogue « très prochainement » et a ordonné aux compagnies aériennes et aux pilotes d’éviter l’espace aérien vénézuélien. Cependant, Trump a nuancé cette déclaration dimanche, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un signe d’imminence d’une frappe aérienne, mais plutôt d’une reconnaissance du Venezuela comme un « pays très hostile ».

Maduro a, pour sa part, accusé les États-Unis de vouloir s’emparer des réserves pétrolières vénézuéliennes par la force, dans une lettre adressée à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il a dénoncé les « menaces ouvertes continues et répétées » contre son pays, qui, selon lui, mettent en danger la stabilité de la production pétrolière et du marché international. Le Venezuela possède l’une des plus importantes réserves pétrolières au monde.

Iván Gil Pinto, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, a publié le message de Maduro sur Telegram, assurant que le Venezuela resterait « résolument dans la défense de ses ressources énergétiques naturelles ».

« Rien ne nous arrêtera. Nous resterons libres et souverains ! »

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.