Les failles géologiques, cicatrices de notre planète, sont-elles à l’origine de tous les tremblements de terre ? Et pourquoi, malgré les leçons du passé, les constructions restent-elles si vulnérables face à ces catastrophes naturelles ? L’émission « Sapiens – One Planet » explore ces questions cruciales dans son prochain épisode, diffusé le mercredi 3 décembre à 21h20 sur Rai 5.
Chaque année, l’Italie est secouée par près de 17 000 tremblements de terre – soit en moyenne 46 par jour, deux par heure. À l’échelle mondiale, les conséquences des phénomènes sismiques, incluant tsunamis et famines, se traduisent par la mort d’environ 15 000 personnes annuellement. L’émission propose un tour d’horizon des zones les plus à risque et des tremblements de terre les plus dévastateurs des dernières décennies.
L’équipe de « Sapiens » a notamment survolé la faille de San Andreas, qui traverse la Californie sur plus de 1 300 kilomètres. Active depuis 25 millions d’années, cette faille est le résultat de la collision entre les plaques Pacifique et nord-américaine. Elle est tristement célèbre pour le risque d’un méga-séisme, surnommé « Big One », qui pourrait ravager Los Angeles et San Francisco, et potentiellement submerger une partie de l’État dans l’océan Pacifique.
Le programme revient également sur le séisme de magnitude 7,6 qui a frappé la Turquie en 1999, causant la mort de plusieurs milliers de personnes. Ce tremblement de terre, survenu le long de la zone de collision entre les plaques eurasienne et anatolienne, a été l’un des plus puissants enregistrés au cours du siècle dans le bassin méditerranéen, avec une énergie libérée équivalente à celle de 60 bombes d’Hiroshima. Istanbul, construite sur une faille sans mesures antisismiques adéquates, est particulièrement vulnérable.
L’émission souligne que l’impact d’un séisme ne dépend pas uniquement de sa magnitude, mais aussi de la nature du sol. Au Mexique, en 1985, les ondes sismiques ont été amplifiées par des sols meubles ou saturés d’eau, entraînant des dégâts considérables : 10 000 morts et 3 000 bâtiments endommagés. Le Japon, situé à l’intersection de plusieurs plaques tectoniques, est également une zone à haut risque, avec des séismes atteignant parfois la magnitude 9, comme celui de Fukushima en 2011.
L’Italie n’est pas épargnée. Bien que les failles italiennes soient généralement limitées à une magnitude de 7,1 à 7,5, elles ont pu causer des destructions importantes en raison du non-respect des normes antisismiques dans la construction. L’émission documente les dégâts causés par le séisme d’Amatrice en 2016, en survolant la zone le long de la faille du Monte Vettore, qui a fait 300 victimes pour une magnitude de 6.
Dans la partie « Dialogues de Sapiens », le scientifique Mario Tozzi discutera avec l’humaniste Pietrangelo Buttafuoco des enjeux soulevés par l’émission. L’objectif est de comprendre comment mieux vivre avec ces forces géologiques et de prévenir les catastrophes futures.
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