Home NouvellesL’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández a été libéré aux États-Unis après la grâce accordée par Trump

L’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández a été libéré aux États-Unis après la grâce accordée par Trump

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2 décembre 2023 à 14h30. L’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné aux États-Unis pour trafic de drogue, a été libéré de prison suite à un pardon total accordé par l’ancien président américain Donald Trump, une décision qui suscite de vives réactions et relance le débat sur la lutte contre le narcotrafic dans la région.

  • Juan Orlando Hernández a été libéré d’une prison fédérale de haute sécurité en Pennsylvanie.
  • La libération fait suite à un pardon total accordé par Donald Trump.
  • L’épouse de l’ancien président a remercié Donald Trump pour cette décision.

L’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, 57 ans, a été libéré ce lundi d’une prison fédérale de haute sécurité à Hazelton, en Pennsylvanie, selon les registres du Bureau fédéral des prisons (BOP). Sa libération intervient après l’octroi d’un pardon total par l’ancien président américain Donald Trump. Aucune information officielle n’a été divulguée concernant les prochaines étapes pour l’ancien dirigeant.

Hernández avait été extradé vers les États-Unis en avril 2022 et condamné en mars 2024 à 45 ans de prison pour des accusations liées au trafic de drogue et d’armes, assorties de cinq ans de liberté surveillée et d’une amende de huit millions de dollars. Il a gouverné le Honduras de 2014 à 2022.

L’épouse de Hernández, Ana García, a exprimé sa gratitude envers Donald Trump sur le réseau social X, déclarant que son mari était « à nouveau un homme libre » après près de quatre ans de détention.

La semaine dernière, Donald Trump avait anticipé sa décision de gracier Hernández, affirmant que l’administration de l’actuel président Joe Biden cherchait à « tendre un piège » à l’ancien président hondurien. Il avait réitéré son soutien au candidat conservateur Nasry ‘Tito’ Asfura, du Parti national, qui se présente à l’élection présidentielle au Honduras aux côtés de Salvador Nasralla, du Parti libéral, une élection qui s’annonce serrée selon les premiers résultats.

La décision de libérer Hernández a provoqué des réactions contrastées. Certains dénoncent un affaiblissement de la lutte contre le trafic de drogue, tandis que ses partisans mettent en avant des irrégularités dans le procès et dénoncent une persécution politique. Selon le média Axios, Hernández aurait sollicité la clémence en adressant une lettre de félicitations à Donald Trump, rappelant la collaboration entre les deux pays durant le premier mandat de ce dernier. Axios précise que cette lettre, dans laquelle Hernández s’adressait à Trump en l’appelant « Votre Excellence », pourrait avoir été influencée par une campagne de lobbying menée par Roger Pierre, un ancien collaborateur de confiance de l’ancien président américain.

Caroline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a défendu la décision de Trump, évoquant un prétendu piège tendu par l’administration Biden. Lors d’une conférence de presse, elle a souligné que l’avocat de Hernández n’avait disposé que de trois semaines pour préparer son dossier et qu’il avait soutenu que l’accusation portées contre l’ancien président était une manœuvre juridique liée au parti de la présidente actuelle, Xiomara Castro, en coordination avec l’administration Biden et la vice-présidente Kamala Harris. Leavitt a également ajouté que Hernández avait dénoncé, durant le procès, le manque de preuves indépendantes et la prédominance de témoignages de « criminels avoués » cherchant à obtenir une réduction de peine en échange de leur collaboration.

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