Les marchés financiers affichent un optimisme prudent en cette fin d’année, malgré une volatilité persistante et des indicateurs économiques contrastés. Le rebond des petites capitalisations et la perspective de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine alimentent les espoirs d’une croissance soutenue jusqu’en 2026.
La semaine écoulée a été marquée par des fluctuations quotidiennes, avec des ouvertures en hausse suivies de replis, avant un regain d’élan en fin de journée. L’indice de volatilité VIX est resté stable, bien en deçà de son pic de mi-novembre. Les investisseurs peinent à concilier la vigueur de la consommation chez les ménages aisés avec les difficultés rencontrées par les foyers les plus modestes, tout en évaluant l’impact potentiel du développement rapide de l’intelligence artificielle (IA).
Le secteur de la santé domine les performances du mois, avec une progression de 7,3 %, suivi par les matières premières de base (+4,5 %), l’énergie (+4,2 %) et les biens de consommation de base (+4,1 %). Ces secteurs, à l’exception de la santé, affichent des résultats plus faibles depuis le début de l’année. La consommation discrétionnaire, en baisse de 1,3 % sur le mois, connaît également des difficultés. Cette situation s’explique par une correction des valeurs de croissance et des actions à forte dynamique, qui, bien que performantes depuis le début de l’année, sont les seules à reculer en ce moment.
Les valeurs offrant des dividendes élevés et une croissance régulière des dividendes sont en revanche en tête des performances mensuelles. Les marchés monétaires, qui atteignent désormais 8 000 milliards de dollars (environ 7 460 milliards d’euros), pourraient bientôt rechercher des opportunités de rendement, dans l’attente des baisses de taux attendues de la Fed à partir de la semaine prochaine.
Un signal encourageant pour l’avenir est le dynamisme des petites capitalisations. L’indice Russell 2000 affiche les meilleures performances de la semaine et du mois, et se classe au même niveau que le NASDAQ sur les six derniers mois, bien qu’il ne surpasse le Dow Jones que depuis le début de l’année.
Les données économiques publiées aujourd’hui sont inférieures aux prévisions, notamment en ce qui concerne les inscriptions au chômage, ce qui surprend compte tenu des inquiétudes croissantes concernant le marché du travail. Les chiffres de septembre, traditionnellement volatils, ont été jugés faibles. L’absence d’aggravation de la situation de l’emploi a entraîné une légère hausse des taux d’intérêt, avec une augmentation de 4 points de base des rendements des bons du Trésor américain à 2 et 10 ans. Les anticipations concernant la réunion de la Fed la semaine prochaine restent inchangées.
Sur le marché des matières premières, le prix de l’or est légèrement en hausse, tandis que l’argent a perdu 1,8 % et le cuivre est stable. Le pétrole brut progresse de 1 %, et le gaz naturel reste inchangé. Le bitcoin s’échange à 92 900 $ (environ 86 200 €).
Bien que la tendance générale reste positive, elle n’atteint pas encore l’ampleur d’un mois de décembre typique, en particulier après une saison de résultats solide. Il faudra peut-être attendre la décision de la Fed la semaine prochaine pour assister à un véritable rallye de Noël.