Publié le 5 décembre 2025 à 16h25. Un nouveau syndicat d’enseignants et de professionnels de l’éducation chilien, l’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili, se positionne comme une alternative dépolitisation, critiquant les orientations passées des organisations existantes.
- Création d’un nouveau syndicat d’enseignants au Chili, l’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili.
- Critique de la politisation des syndicats existants, accusés de partialité idéologique.
- Volonté d’une représentation de tous les enseignants et professionnels de l’éducation, sans distinction politique.
Un nouveau vent souffle sur le paysage syndical chilien. Ce vendredi a vu la constitution de l’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili, une organisation qui se veut une rupture avec les pratiques jugées trop politisées des syndicats traditionnels. À sa tête, Gabriel Fuentealba Beltrán, qui ambitionne de représenter l’ensemble de la communauté éducative, des enseignants aux professionnels de soutien, sans considération de leurs opinions politiques.
Selon le nouveau président, les syndicats chiliens ont trop longtemps été influencés par la gauche politique.
« Pendant des années, les syndicats ont été capturés par la gauche chilienne et n’ont pas été impartiaux. Nous avons vu comment l’ancien Collège des Enseignants a rencontré « par hasard » la candidate Jeannette Jara dans un aéroport, manifestant ainsi son soutien à une seule candidature. Ce sont des stratégies du passé. »
Gabriel Fuentealba Beltrán, président de l’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili
Il dénonce notamment un soutien affiché à une candidate particulière lors d’une élection récente, qualifiant ces actions de “stratégies du passé”.
L’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili critique également la gestion du transfert des écoles municipales vers les Services Locaux d’Éducation Publique (SLEP), qu’elle juge chaotique et ayant laissé de nombreux enseignants et professionnels dans une situation précaire. Elle pointe du doigt un manque de contrôle de la Surintendance de l’Éducation, entraînant une détérioration des conditions de travail dans les établissements scolaires.
Le nouveau syndicat affiche une volonté d’ouverture et de dialogue avec l’ensemble du spectre politique. Gabriel Fuentealba Beltrán a affirmé être prêt à collaborer avec tous les acteurs, y compris ceux de droite.
« Parce que nous allons défendre tous les enseignants, pas seulement ceux qui sont syndiqués comme on le fait aujourd’hui. (…) Nous n’allons soutenir aucune alternative proposée par la gauche. »
Gabriel Fuentealba Beltrán, président de l’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili
Il insiste sur la nécessité de défendre les intérêts de tous les enseignants, au-delà de leurs affiliations syndicales ou idéologiques.
L’Association des Guildes Collège des Enseignants et Professionnels du Chili se présente ainsi comme une force nouvelle, tournée vers l’avenir et déterminée à représenter l’ensemble de la communauté éducative chilienne, en toute indépendance et impartialité.
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