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Nos Allemands sont meilleurs que vos Danois – Team Handball News

by Camille Renault

Publié le 5 décembre 2025 à 16h08. Une rivalité inattendue émerge sur les terrains de handball américains : l’affrontement entre le Los Angeles Team Handball Club et le New York Athletic Club pour attirer les meilleurs joueurs européens, ravivant un débat sur le développement du handball aux États-Unis.

  • Le Los Angeles Team Handball Club (LA THC) a renforcé son équipe avec des joueurs européens de renom en vue de la Coupe nationale de handball des États-Unis.
  • Le New York Athletic Club (NYAC) a surpris en intégrant discrètement des joueurs danois, suscitant des réactions et un débat sur l’équité de la compétition.
  • Cette course aux talents européens soulève des questions sur la stratégie de développement du handball aux États-Unis et l’équilibre entre l’importation de joueurs et la formation locale.

L’histoire rappelle un épisode de la Guerre froide, où les États-Unis et l’Union soviétique se livraient une course à l’acquisition de scientifiques allemands experts en fusées après la Seconde Guerre mondiale. L’auteur de l’article évoque le film « Les bonnes choses » (The Right Stuff) de 1983, dans lequel le sénateur Lyndon Johnson apprend que les Russes sont en avance grâce à l’expertise allemande. Wernher Von Braun aurait alors déclaré : « nos Allemands sont meilleurs que leurs Allemands ». Cette anecdote sert de métaphore à la situation actuelle, où le LA THC semble déterminé à surpasser le NYAC en attirant les meilleurs joueurs européens.

Initialement, le LA THC semblait être le seul à investir massivement dans le recrutement de joueurs européens, notamment Viran Morros et Domogoj Srsen, ainsi que des joueurs américains de haut niveau comme Drew Donlin, Ty Reed et Akuro Zuwed. Cependant, la victoire surprise du NYAC lors d’un premier tournoi en octobre a révélé l’ajout discret de joueurs danois à son effectif. Le LA THC, défait 28 à 24, a accusé le NYAC d’avoir aligné une « équipe danoise », ce qui a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux, notamment un post ironique de l’auteur sur Instagram.

En réponse, le LA THC a lancé une vague de recrutement ambitieuse, en s’attachant les services de :

  • Michel Gabriel Hildebrandt
  • Alexandre Hermann
  • Maximilien Hermann
  • Dalibor Doder
  • Martin Johannes Strobel
  • Tobias Reichmann
  • Joscha Ritterbach
  • Vid Kavticnik

L’auteur estime que, sur le papier, l’équipe renforcée du LA THC, composée d’Allemands, d’Autrichiens, de Suédois et de Slovènes, devrait largement dominer le NYAC et ses joueurs danois. Il compare cette situation à la course à l’espace, où le lancement de Spoutnik par l’Union soviétique avait incité les États-Unis à redoubler d’efforts.

Malgré les critiques, cette situation présente certains aspects positifs. L’attention médiatique générée par ces recrutements pourrait accroître la notoriété du handball aux États-Unis, tant auprès du public européen qu’américain. De plus, la présence de joueurs expérimentés pourrait améliorer le niveau de compétition et offrir de précieuses opportunités d’apprentissage aux jeunes talents américains. Le programme collégial de West Point, en particulier, pourrait bénéficier de cette expérience.

Cependant, l’auteur soulève également des préoccupations. Il critique le caractère artificiel de ces équipes, qui ne sont que faiblement liées aux villes qu’elles représentent et qui ne proposent pas de véritable structure de développement local. Il craint également que cette course aux armements ne pénalise les clubs qui tentent de se développer de manière plus organique et qu’elle détourne des ressources qui pourraient être utilisées pour investir dans la formation des jeunes joueurs. Il souligne que les coûts liés au recrutement de ces joueurs européens pourraient être considérables, et s’interroge sur l’utilisation des fonds collectés par le LA THC via une campagne de GoFundMe.

L’auteur conclut en se demandant si cette stratégie ne serait qu’une opération de marketing destinée à créer du buzz autour du handball aux États-Unis. Il reconnaît que le marketing est essentiel, mais il souligne que le véritable objectif devrait être le développement à long terme du sport, en investissant dans la formation des jeunes joueurs et en créant une ligue professionnelle viable. Il compare cette situation à celle du club de football gallois Wrexham, qui a connu un succès médiatique grâce à son acquisition par des acteurs hollywoodiens, mais souligne que le handball américain n’est pas encore prêt pour une telle transformation. Il reste néanmoins optimiste et se dit prêt à suivre l’évolution de la situation avec intérêt.

Enfin, l’auteur mentionne le tournoi Super Globe, qu’il considère comme le tournoi de handball le plus décrié au monde, et renvoie à une analyse de Rasmus Boysen sur le sujet.

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