Publié le 5 décembre 2025 à 16h46. En Lettonie, un déséquilibre démographique inédit pousse les femmes à louer les services de leurs maris pour des tâches quotidiennes, face à une pénurie croissante d’hommes.
La Lettonie est confrontée à une situation démographique singulière : un déficit significatif d’hommes au sein de sa population. Ce phénomène, qui ne relève pas d’un manque de précipitations au sens propre, a conduit à une solution inattendue : les femmes proposent désormais de louer leurs conjoints pour des prestations de services à domicile.
Selon le New York Post, ce déséquilibre est principalement dû à une espérance de vie plus courte chez les hommes. Les statistiques indiquent que les hommes lettons sont plus susceptibles d’être fumeurs et d’adopter un mode de vie moins sain, ce qui contribue à cette disparité. Le pays compte actuellement 15,5 % de femmes de plus que d’hommes.
Si la majorité des femmes ne voient pas d’inconvénient à être entourées principalement d’amies, certaines regrettent un manque d’équilibre social. Dania, une habitante célibataire de Lettonie, explique :
« Il n’y a rien de mal à avoir surtout des amies, mais pour un bon équilibre, on aimerait avoir plus d’hommes avec qui flirter ou discuter. »
Outre l’aspect social, cette pénurie d’hommes rend également certaines tâches ménagères plus difficiles à accomplir. C’est là qu’est née l’idée de la location de maris.
Une solution pragmatique face au manque d’hommes
Plutôt que de se charger elles-mêmes de ces travaux, les femmes lettones ont mis en place des plateformes permettant de louer leur mari pour quelques heures par jour. Loin de s’agir d’une pratique controversée, il s’agit principalement d’une aide ponctuelle pour des tâches nécessitant des compétences spécifiques : plomberie, menuiserie, réparations diverses, montage de meubles, etc. Pas de flirt, pas d’attente embarrassante, simplement un service rendu avec le sourire.
Cette initiative s’est révélée étonnamment lucrative. Une femme et son mari ont connu un tel succès qu’ils ont été entièrement réservés pendant un mois et ont dû refuser de nouvelles demandes. Le mari en question se rend chez d’autres femmes pour effectuer des petits travaux, comme accrocher un rideau ou réparer un évier, avant de rentrer chez lui avec des poches plus lourdes. Une situation que les protagonistes qualifient de « gagnant-gagnant ».