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le ministre de l’Education nationale a « engagé une réflexion » sur leur caractère obligatoire

Publié le 12/05/2025 17:58. Le ministère de l'Éducation nationale envisage de rendre facultatifs les groupes de besoin, mis en place au collège pour améliorer le niveau scolaire, face à une opposition croissante des enseignants et à une application…

le ministre de l’Education nationale a « engagé une réflexion » sur leur caractère obligatoire

Publié le 12/05/2025 17:58. Le ministère de l’Éducation nationale envisage de rendre facultatifs les groupes de besoin, mis en place au collège pour améliorer le niveau scolaire, face à une opposition croissante des enseignants et à une application inégale sur le terrain.

Les groupes de besoin, lancés par Gabriel Attal lors de son passage au ministère, pourraient disparaître à la rentrée 2026. Le ministre Edouard Geffray a annoncé jeudi qu’une « réflexion était engagée sur l’évolution du caractère obligatoire de ces groupes », permettant ainsi aux établissements scolaires de renoncer à ce dispositif si ils le souhaitent.

Cette annonce a été accueillie favorablement par les syndicats d’enseignants, qui y voient un quasi-abandon de la mesure. Si l’objectif initial – réunir les élèves en fonction de leurs compétences pour améliorer le niveau en mathématiques et en français en 6e et 5e – était louable, la mise en œuvre s’est avérée problématique. De nombreux enseignants ont souligné les conséquences négatives sur les autres disciplines, ces groupes accaparant des ressources qui auraient pu bénéficier à d’autres cours en demi-classe, notamment en sciences et en langues.

L’application de ces groupes a également été très variable. Selon une enquête récente du syndicat Snes, un collège sur cinq n’a pas mis en place ce dispositif. D’autres ont opté pour une application partielle. Les effets sur les progrès des élèves sont, par ailleurs, jugés contrastés.

Cette décision intervient dans un contexte plus large de remise en question du « choc des savoirs », le programme ambitieux lancé par Gabriel Attal en décembre 2023. La généralisation des groupes de besoin aux 4e et 3e a déjà été annulée. D’autres mesures initialement prévues, comme la labellisation des manuels scolaires ou la généralisation du brevet pour accéder au lycée, ont également été abandonnées.

Le ministre attend désormais le rapport définitif de l’Inspection générale de l’éducation, qui avait déjà émis un avis critique en juin, recommandant de revoir le caractère systématique de la mesure, avant de prendre une décision finale.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.