Lando Norris aborde le Grand Prix d’Abu Dhabi, ultime manche du championnat de Formule 1, avec une pression inédite, conscient que le titre mondial pourrait lui échapper malgré une qualification prometteuse. La course s’annonce tendue, Max Verstappen étant déterminé à défendre sa couronne, même si une simple victoire ne lui suffira pas.
Norris a préféré ne pas dévoiler sa stratégie face aux potentielles manœuvres de Verstappen, se montrant laconique après les qualifications. « Aucune idée », a-t-il simplement répondu lorsqu’on lui a demandé s’il s’attendait à ce que le pilote Red Bull tente de le ralentir. « Je m’attends à tout. Alors, attendons de voir. »
La question d’une éventuelle stratégie visant à gêner Norris a été posée à Verstappen à plusieurs reprises, notamment lors de l’interview accordée à BBC Sport jeudi et en conférence de presse après les qualifications samedi. Le champion en titre a évoqué la course de Lewis Hamilton en 2016, où ce dernier avait délibérément ralenti pour favoriser son coéquipier Nico Rosberg, dans l’espoir de contrecarrer les plans de Sebastian Vettel. Une tactique qui s’était avérée infructueuse.
Verstappen a cependant souligné que reproduire une telle manœuvre serait plus difficile aujourd’hui, en raison des modifications apportées au circuit qui rendent les dépassements plus complexes. « C’était une configuration différente », a-t-il expliqué. « J’ai l’impression qu’on est beaucoup plus collés maintenant. Ce n’est donc pas aussi facile à faire. » Il a ajouté : « Il me semble qu’il était plus simple de ralentir car les pneus restaient chauds. Ce sont des moments très différents. J’espère que la course ne sera pas simple, mais j’espère que ce ne sera pas à cause de moi. »
Malgré son désir de victoire, Verstappen reconnaît que cela ne suffira pas à assurer son titre. « Je veux gagner demain, mais je sais aussi que ce n’est pas suffisant, même si je gagne », a-t-il déclaré. « J’espère donc juste que la magie d’Abou Dhabi se reproduira derrière moi. Voyons ce que nous obtiendrons. J’espère juste que ce sera une course intéressante et amusante. »
Cette référence à la « magie d’Abou Dhabi » évoque le Grand Prix de 2010, où Fernando Alonso, alors en tête, avait vu ses espoirs de titre s’effondrer suite à une erreur de stratégie de Ferrari, qui l’avait laissé bloqué dans le trafic. Mark Webber et Sebastian Vettel, de Red Bull, avaient alors profité de la situation pour remporter la course et le championnat.