Publié le 7 décembre 2025 04:45:00. Des signalements de discrimination linguistique envers des citoyens souhaitant s’exprimer en valencien ont été recensés dans la Communauté valencienne, notamment lors d’interactions avec les forces de l’ordre, selon un rapport annuel publié par la Plateforme pour la langue.
- Des plaintes ont été déposées concernant des remontrances de la police nationale à l’égard de personnes s’adressant à elles en valencien.
- Des cas de refus de communication en valencien par les services de police locale ont également été signalés, allant jusqu’à la rupture d’appels téléphoniques.
- Le rapport souligne des situations où des agents ont nié la validité du valencien, le confondant avec l’espagnol.
La Plateforme pour la langue, en collaboration avec Escola Valenciana et d’autres organisations, a publié un rapport annuel mettant en lumière des incidents de discrimination linguistique survenus dans la Communauté valencienne. Ces signalements concernent principalement des interactions avec les forces de l’ordre, où des citoyens ont affirmé avoir été réprimandés ou ignorés pour avoir utilisé le valencien.
Un plaignant a relaté une expérience particulièrement troublante :
« J’ai un ami qui s’est retrouvé nez à nez avec un policier national qui l’a réprimandé parce qu’il s’est adressé à lui dans notre langue. »
Témoignage rapporté par la Plateforme pour la langue
L’agent en question aurait justifié son attitude en précisant que le plaignant n’était pas originaire de Valence, mais de Cuenca, et qu’il aurait dû s’exprimer en espagnol. Malgré sa compréhension du valencien, l’agent aurait refusé de communiquer dans cette langue, arguant qu’ils se trouvaient en Espagne.
Selon le témoignage, l’agent a ensuite demandé la carte d’identité du manifestant, noté ses informations personnelles, le tout après l’avoir, selon les termes du plaignant, « intimidé ». La Plateforme pour la langue recommande à la victime de signaler officiellement cet incident, estimant qu’il ne doit pas rester sans suite.
Le rapport fait également état d’autres incidents similaires. Dans un cas, un citoyen affirme que les opérateurs de la police locale ont raccroché à son appel à trois reprises parce qu’il insistait pour communiquer en valencien.
« J’ai appelé la police locale. Ils m’ont même dit qu’ils avaient le droit de parler espagnol même si je les avais appelés en valencien. »
Témoignage rapporté par la Plateforme pour la langue
Un autre incident rapporté révèle qu’un agent, s’exprimant en espagnol, aurait affirmé que la langue parlée était en réalité du valencien.
Ces signalements soulèvent des questions sur le respect des droits linguistiques dans la Communauté valencienne et mettent en évidence les tensions persistantes liées à l’usage des langues dans l’espace public. La Plateforme pour la langue entend poursuivre son travail de veille et de défense des droits linguistiques des citoyens.
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