De nombreuses personnes souhaitant immigrer au Canada via la voie de l’Entrée express pourraient sous-estimer leur pointage, compromettant ainsi leurs chances d’être sélectionnées. Une analyse récente révèle que des erreurs courantes dans la déclaration de l’expérience professionnelle peuvent entraîner une perte significative de points dans le Système de classement global (SCG).
Selon cette étude, publiée le 5 décembre, quatre erreurs sont particulièrement fréquentes. Les candidats oublient souvent de prendre en compte les emplois à l’étranger occupés pendant leurs études, ne valorisent pas correctement une expérience professionnelle non continue, ou désignent le mauvais membre du foyer comme candidat principal dans les profils à deux personnes. Ces erreurs, bien que pouvant sembler mineures, peuvent avoir un impact considérable sur le score final.
L’analyse illustre, à l’aide d’études de cas, que la reconnaissance d’un travail à temps partiel effectué à l’étranger pendant les vacances scolaires peut rapporter jusqu’à 38 points supplémentaires. De même, une évaluation précise d’une expérience professionnelle à l’étranger, même si elle n’est pas continue, peut augmenter le score de 25 points. Dans un contexte de tirages au sort de la catégorie Expérience canadienne (CEC) se situant actuellement autour de 535 points, ces marges peuvent s’avérer décisives.
Pour les entreprises canadiennes qui parrainent des travailleurs étrangers, ces résultats soulignent l’importance d’un examen minutieux de la documentation des employés avant de soumettre leur profil. Une déclaration inexacte de l’expérience professionnelle non seulement diminue le score, mais peut également entraîner des problèmes de fausse déclaration si elle est corrigée après l’émission d’une invitation à postuler (IPP).
Ces recommandations interviennent alors que l’Ontario et la Colombie-Britannique se préparent à lancer des tirages plus ciblés, et qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) poursuit ses sélections par catégorie axées sur les secteurs de la santé, des métiers spécialisés et la maîtrise du français. Les employeurs dont les effectifs sont internationaux doivent donc s’assurer que leurs employés mobiles à l’échelle mondiale recensent chaque affectation, stage ou contrat éligible conformément aux règles d’IRCC.
Bien que cette analyse ait un caractère consultatif et non réglementaire, elle met en évidence une stratégie souvent négligée pour améliorer la compétitivité des candidats sans attendre de modifications politiques. Des consultants prévoient d’ailleurs une vague de réévaluations de profils dans les prochains jours, alors que les candidats s’efforcent de maximiser leur pointage avant le prochain tirage au sort.
À ne pas manquer
