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Le nouveau budget résout 6 questions controversées, gèle les salaires au sein du gouvernement et supprime 5 500 postes vacants

Publié le 7 décembre 2025 à 19h00. Un compromis budgétaire pour 2026 a été trouvé en Bulgarie après des négociations intenses avec les syndicats et les employeurs, impliquant des ajustements significatifs dans les dépenses publiques et une réforme…

Le nouveau budget résout 6 questions controversées, gèle les salaires au sein du gouvernement et supprime 5 500 postes vacants

Publié le 7 décembre 2025 à 19h00. Un compromis budgétaire pour 2026 a été trouvé en Bulgarie après des négociations intenses avec les syndicats et les employeurs, impliquant des ajustements significatifs dans les dépenses publiques et une réforme administrative ambitieuse.

  • Le projet de budget pour 2026 prévoit une réduction des fonds alloués à la défense et aux transports.
  • Une réunion tripartite extraordinaire est prévue demain pour examiner le projet de loi.
  • Delyan Dobrev, président de la commission du budget, s’est engagé à présenter un plan financier complet d’ici le 29 décembre.

Après des discussions acharnées, le ministère des Finances a dévoilé un projet de budget pour 2026 qui intègre plusieurs concessions aux partenaires sociaux. Parmi les principales modifications, l’augmentation de l’impôt sur les dividendes, initialement prévue, a été abandonnée, et les cotisations de sécurité sociale resteront inchangées. L’introduction d’un logiciel de gestion des ventes aux points de vente a également été écartée.

Le revenu maximal pris en compte pour l’assurance sera fixé à 2 300 euros, une proposition acceptée par les employeurs et les syndicats. Une politique générale de rémunération est envisagée pour l’ensemble du secteur public, avec une augmentation de 10 %. Toutefois, dans les domaines de la défense et de la sécurité, la rémunération sera dissociée du salaire moyen.

Le programme d’investissement subira une réduction de 450 millions d’euros de financement national et de 300 millions d’euros provenant de fonds et programmes européens. Cette diminution affectera notamment les budgets alloués à la défense, aux infrastructures routières et aux transports.

Les dépenses budgétaires représenteront 40,1 % du produit intérieur brut, conformément à la législation financière en vigueur. Les discussions porteront également sur une feuille de route pour le domaine social, visant à définir une politique à long terme. Le mécanisme d’indexation automatique des revenus sur les salaires minimum et moyen, considéré comme un facteur majeur de l’inflation, est pour l’instant maintenu.

Le gouvernement espère que les partenaires sociaux parviendront à un accord sur la formule du salaire minimum. Après l’abandon du projet d’augmentation des cotisations sociales, aucune feuille de route n’a encore été définie pour la réforme des retraites et des services sociaux. Cette réforme devrait inclure un calendrier pour l’augmentation des pensions individuelles, l’évolution de l’âge de la retraite et de l’ancienneté, ainsi que les revenus d’assurance maximum et minimum.

Une vaste réforme de l’administration est prévue dès 2026. Selon Delyan Dobrev, cette réorganisation permettra d’économiser 500 millions d’euros. Les salaires des ministres, vice-ministres et gouverneurs régionaux seront gelés, et fixés en fonction des derniers salaires perçus au 31 décembre 2025.

La loi de finances prévoit également des mesures concernant les postes vacants : « Pour la période 2026-2028, le Conseil des ministres et les maires, après examen et évaluation, optimiseront l’effectif total de l’administration afin de réduire son effectif total d’au moins 5 500 postes, restés inoccupés en permanence pendant plus de 6 mois, répartis au prorata de la période », précise le nouveau projet de budget.

Les syndicats, dont la principale revendication d’une augmentation salariale de 10 % a été satisfaite, ont salué cet accord comme un signe de consensus inédit entre les employeurs et le gouvernement.

« Aujourd’hui, nous avons présenté davantage de mesures sur lesquelles nous avons un accord et non des divergences. »

Dimitar Manolov, président de KT Podkrepa

L’économiste en chef du KNSB, Luboslav Kostov, a souligné que les syndicats avaient obtenu la garantie qu’il n’y aurait pas d’augmentation des impôts pour les entreprises, mais qu’une politique générale de rémunération serait mise en place, avec une enveloppe de 1,4 milliard d’euros.

Le patronat a adopté une position plus prudente, soulignant l’importance de résoudre rapidement les questions de la réforme des salaires, de l’administration et des retraites, et d’entamer un débat sur la réforme fiscale.

« Entamons plus tôt la conversation sur les réformes. »

Kiril Domuschiev, président du KRIB

La ministre des Finances, Violetta Petkova, a également insisté sur l’importance de cet accord et a promis d’entamer rapidement des discussions en vue d’élaborer un meilleur budget pour 2027.

Des réunions du Conseil national de coopération tripartite et du gouvernement sont prévues lundi, et le projet de budget pour 2026 devrait être soumis à l’Assemblée nationale immédiatement après. Delyan Dobrev a fixé à mardi 10h00 le début de la réunion de la commission du budget, où le projet sera examiné en première lecture. Il a estimé que, si l’opposition ne cherche pas à entraver les procédures, l’État disposera d’un budget d’ici le 29 décembre.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.