Publié le 8 décembre 2025 06:02:00. La discipline Hyrox, combinant course à pied et épreuves de force, connaît un succès grandissant. Un athlète norvégien, Iver Anton Kronstad, décrypte les raisons de cet engouement et ses perspectives d’avenir.
La popularité de Hyrox, une compétition de fitness qui mélange des courses de 1 kilomètre avec des exercices de force, ne cesse de croître à l’échelle mondiale. De plus en plus de personnes se lancent dans cette discipline exigeante, mais accessible, selon ses adeptes.
Parmi ceux qui ont embrassé cette tendance, on retrouve Iver Anton Kronstad, un jeune homme de 26 ans suivi par près de 100 000 personnes sur les réseaux sociaux. Son entraînement intensif impressionne de nombreux internautes.
« Hyrox est devenu si populaire parce qu’il est largement applicable et que « tout le monde » peut le faire, même sans formation spécifique aux différents exercices qu’il implique. »
Iver Anton Kronstad
Selon Kronstad, Hyrox se distingue de disciplines comme le CrossFit par son accessibilité technique.
« C’est un peu un spin-off du CrossFit, c’est juste que c’est très technique. Si vous voulez concourir en CrossFit, vous devez maîtriser beaucoup de technique et savoir ce que vous faites, mais ce n’est pas nécessaire avec Hyrox. »
Iver Anton Kronstad
Il souligne que cette discipline a pris de l’ampleur ces dernières années, offrant une nouveauté dans le paysage du fitness.
Un concours Hyrox typique se déroule en alternant huit courses de 1 kilomètre avec huit épreuves de force. Les participants doivent avoir au moins 16 ans et une expérience préalable en entraînement est recommandée. Il existe différentes catégories : Ouvert (tous niveaux), Pro (pour les athlètes confirmés, avec des poids plus lourds), Doubles (en équipe), Pro Doubles (en équipe avec des poids plus lourds) et Relais (équipe de quatre personnes).
Les épreuves de force comprennent le SkiErg (1000 mètres), la poussée et la traction de traîneau (50 mètres chacune), les burpees broad jumps (80 mètres), l’aviron (1000 mètres), le farmers carry (200 mètres), les fentes de sacs de sable (100 mètres) et les wall balls (100 mètres).
L’un des atouts majeurs de Hyrox, selon Kronstad, est la standardisation des épreuves. Les participants savent exactement à quoi s’attendre, quel que soit le lieu de la compétition. Les tracés sont identiques, ce qui permet de comparer les temps réalisés en Norvège, en Pologne, en Suède ou ailleurs dans le monde.
« Ce sera comme une course de dix kilomètres, vous pourrez faire une compétition et refaire la même chose un an plus tard, puis vous pourrez comparer et voir la progression. »
Iver Anton Kronstad
Kronstad apprécie particulièrement le fait que les conditions extérieures n’affectent pas la performance, contrairement à des sports comme le cyclisme ou le ski de fond. Les compétitions Hyrox se déroulent en intérieur, éliminant ainsi les variables météorologiques.
Il souligne également que la discipline favorise un équilibre entre force et endurance.
« Pour ma part, Hyrox est parfait. Je ne suis pas un grand coureur, je suis lourd et j’ai un peu plus de masse musculaire. Là, j’ai un peu plus à traîner, soit 15 kilos supplémentaires, par rapport à quelqu’un qui fait 65 kilos et qui est léger comme une plume. »
Iver Anton Kronstad
Cependant, Kronstad se montre prudent quant à la pérennité de l’engouement pour Hyrox. Il prend l’exemple du CrossFit, dont la popularité a connu un pic avant de se stabiliser. Il s’interroge sur le coût élevé des compétitions (environ 1 800 couronnes norvégiennes, soit environ 140 euros, pour une participation d’une heure), qui pourrait freiner l’investissement des participants sur le long terme. Les prix varient selon les pays, avec des billets pour Hyrox Londres début décembre à environ 1 600 couronnes norvégiennes, selon le site officiel.
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