La prudence domine les marchés financiers, malgré une légère progression observée vendredi. Les investisseurs restent attentifs à la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) de mercredi, dans un contexte de volatilité contenue et de tensions persistantes sur la liquidité.
Vendredi, l’indice a progressé d’environ 0,20 point de base pour clôturer autour de 6 870. Cependant, il peine à sortir de sa fourchette de négociation actuelle et n’a pas réussi à dépasser la résistance identifiée entre 6 850 et 6 860. Cette difficulté s’explique en grande partie par une forte diminution de la volatilité implicite au cours de la semaine écoulée, limitant pour l’instant la marge de manœuvre du marché.
La volatilité réalisée, mesurée sur neuf jours, a également reculé vendredi, atteignant 8,63. Cette compression de la volatilité suggère qu’une variation du marché supérieure à environ 0,50 point de base pourrait entraîner une nouvelle hausse de la volatilité réalisée, exerçant ainsi une pression à la hausse sur la volatilité implicite.
À l’approche de la réunion de la Fed, une augmentation de la volatilité implicite est plus probable qu’improbable. Si cette volatilité augmente et que l’indice descend en dessous de 6 800, un repli vers 6 760 pourrait se produire, correspondant à un niveau de support établi le 26 novembre.
Malgré les contraintes de liquidité et la récente chute du Bitcoin au cours des deux derniers mois, une poursuite de la hausse de l’indice pourrait permettre de dépasser les sommets historiques.
Concernant les taux de financement, une légère baisse a été constatée la semaine dernière, avec un taux général des garanties tombant à 3,96 % en milieu de semaine. Toutefois, ce taux est remonté à environ 3,98 % le 5 décembre, ce qui laisse présager une reprise de la hausse du SOFR (Secured Overnight Financing Rate). Cette tendance est d’autant plus notable que les deux remboursements de Trésor de la semaine dernière n’ont pas entraîné une baisse plus significative des taux généraux des garanties.
Deux nouveaux remboursements sont prévus cette semaine, mais la dynamique devrait changer le 15 décembre, avec environ 80 milliards de dollars de règlements de Trésor attendus. Il semble donc probable qu’un plancher ait été trouvé pour les taux de pension autour de 3,95 %, et qu’ils recommencent à augmenter à l’approche du 15 décembre.
Cette situation témoigne de tensions sous-jacentes persistantes sur les marchés, qui ne devraient pas se dissiper à moins que la Fed ne décide d’augmenter à nouveau la taille de son bilan. Pour l’instant, rien n’indique que la Fed envisage une telle mesure.
Une idée fausse répandue parmi les acteurs du marché, notamment sur les réseaux sociaux, est la possibilité d’un nouveau programme de Quantitative Easing (QE) lors de la réunion de cette semaine. Selon toute vraisemblance, la Fed privilégiera une gestion des réserves, stabilisant ou gelant la taille de son bilan tout en laissant fluctuer ses passifs.
Au cours de l’année écoulée, la Fed a réduit en moyenne ses actifs d’environ 30 milliards de dollars par mois, avec une fourchette allant de 11 à 40 milliards de dollars. Cela suggère qu’elle pourrait commencer à réinvestir de l’ordre de 30 à 35 milliards de dollars par mois, afin de maintenir la neutralité de son bilan et d’éviter de nouvelles baisses d’actifs. Il ne s’agirait pas d’un véritable QE, mais simplement de réinvestissements de titres arrivant à échéance, et non de nouveaux achats nets.
« Si vous entendez dire que la Fed relance le QE, cela reflète une incompréhension fondamentale de ce qui se passe réellement », soulignent les analystes. Il est crucial de comprendre le fonctionnement du système pour interpréter correctement les décisions de la banque centrale.
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