Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Zelensky se rend à Londres pour poursuivre les pourparlers de paix en Ukraine. Voici ce qu’il faut savoir : NPR

Londres se positionne comme un rempart de l'unité européenne face à l'incertitude grandissante concernant le soutien américain à l'Ukraine. La rencontre de ce lundi entre Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz intervient alors que Kiev…

Zelensky se rend à Londres pour poursuivre les pourparlers de paix en Ukraine. Voici ce qu’il faut savoir : NPR

Londres se positionne comme un rempart de l’unité européenne face à l’incertitude grandissante concernant le soutien américain à l’Ukraine. La rencontre de ce lundi entre Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz intervient alors que Kiev craint une possible volte-face de Washington et une intensification des pressions pour parvenir à un accord de paix aux conditions jugées inacceptables.

Le président ukrainien, après un passage éclair à Paris et une visite d’État en Irlande la semaine dernière, a souligné à chaque étape la nécessité d’un soutien continu et de nouveaux engagements en matière de sécurité. Les dirigeants européens partagent cette conviction, considérant désormais la sécurité de l’Ukraine comme intrinsèquement liée à la stabilité du continent. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a affirmé que toute paix durable doit garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine et sa capacité à se défendre.

L’inquiétude grandit face aux signaux mitigés émanant de l’administration Trump. Un plan de paix en 28 points, présenté le mois dernier, a surpris les responsables européens en offrant des garanties de sécurité limitées à l’Ukraine et en lui demandant de céder du territoire à la Russie, une perspective que Zelensky a fermement rejetée. Des négociations récentes à Miami, impliquant l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, n’ont pas permis de percée significative.

Parallèlement à ces discussions diplomatiques, la Russie a intensifié ses attaques ce week-end, lançant des centaines de drones et de missiles sur le réseau énergétique ukrainien et d’autres infrastructures. Ces frappes, qui ont blessé au moins huit personnes et provoqué des coupures de courant, sont perçues par l’Union européenne comme une démonstration de force et une volonté d’escalade.

Les craintes européennes sont alimentées par des déclarations récentes de Donald Trump Jr., qui a suggéré lors d’une conférence à Doha que son père pourrait être prêt à abandonner l’Ukraine si un accord avec la Russie n’est pas rapidement trouvé. « Je pense que oui », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé si son père pourrait cesser de soutenir l’Ukraine.

En outre, l’annonce d’une nouvelle stratégie de sécurité nationale par l’administration Trump, remettant en question les garanties de sécurité offertes à l’Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a semé le doute quant à la fiabilité du soutien américain à long terme. Ce plan a notamment évoqué la « perspective d’un effacement civilisationnel » du continent en raison de l’immigration.

Face à cette situation, les dirigeants européens cherchent à intensifier leur propre soutien à l’Ukraine. Des pistes sont explorées pour augmenter la production d’armes, approfondir les liens entre l’Ukraine et l’Union européenne, et étudier la possibilité d’utiliser les avoirs russes gelés – estimant environ 210 milliards d’euros (245 milliards de dollars) à travers l’Europe, dont une part importante en Belgique – pour renforcer la défense et la reconstruction du pays. Cependant, cette dernière option se heurte à des résistances.

Le Kremlin, de son côté, ne montre aucun signe de flexibilité, réitérant ses exigences, jugées inacceptables par Kiev, notamment la reconnaissance des territoires occupés et la limitation des partenariats de sécurité de l’Ukraine. Emmanuel Macron a dénoncé les récentes attaques russes comme une « escalade » et a souligné la nécessité de continuer à travailler « avec les Américains » pour obtenir les garanties nécessaires à une paix durable. Toutefois, selon un rapport du magazine allemand Der Spiegel, Macron aurait averti Zelensky en privé qu’il existait un risque que les États-Unis « trahissent l’Ukraine » en matière de garanties de sécurité. Cette information n’a pas été vérifiée de manière indépendante par NPR.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.