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« Basescu n’a pas réussi non plus. » CTP, implacable avec Nicusor Dan, au bilan après 7 mois de mandat

Publié le 9 décembre 2025 00:05:00. Le journaliste Cristian Tudor Popescu dresse un portrait acide du mandat présidentiel de Nicușor Dan, pointant du doigt des promesses non tenues, des nominations controversées et un manque de leadership manifeste. Nicușor…

« Basescu n’a pas réussi non plus. » CTP, implacable avec Nicusor Dan, au bilan après 7 mois de mandat

Publié le 9 décembre 2025 00:05:00. Le journaliste Cristian Tudor Popescu dresse un portrait acide du mandat présidentiel de Nicușor Dan, pointant du doigt des promesses non tenues, des nominations controversées et un manque de leadership manifeste.

  • Nicușor Dan a été élu sur un positionnement anti-Simion, mais son action est jugée incohérente par Cristian Tudor Popescu.
  • Des tentatives de nominations à la tête des services de renseignement (SRI et SIE) ont échoué en raison de l’opposition du PSD et du PNL.
  • La promesse électorale de ne pas augmenter la TVA a été rapidement abandonnée, qualifiée de « flexibilité présidentielle » par le journaliste.

Dans une analyse acerbe, Cristian Tudor Popescu revient sur les premiers mois du mandat de Nicușor Dan, estimant que sa victoire aux élections du 20 mai n’était pas tant une adhésion positive qu’un vote négatif contre son adversaire, George Simion. Il évoque une campagne électorale où le chef de l’État s’est surtout affiché, accumulant les selfies – « autant que tous les autres présidents réunis », selon le journaliste – sans véritable projet politique.

L’article souligne la complexité des relations de Nicușor Dan avec sa majorité parlementaire. Après de longues négociations avec le PSD, le PNL et l’USR, il a nommé Ilie Bolojan au poste de Premier ministre en juin, mais semble depuis l’éviter publiquement. « Il l’a nommé, mais il ne le nomme pas ! », écrit Popescu, dénonçant un manque de soutien envers le chef du gouvernement dans les moments difficiles. Le journaliste rappelle que le président avait affirmé que la coalition tiendrait, mais que c’est la coalition, et non le gouvernement, qui semble exister.

L’été a été marqué par des tentatives de Nicușor Dan d’imposer ses propres candidats à la tête des services de renseignement, le SRI et le SIE. Seuls le PSD et le PNL se sont opposés à ces nominations, comme l’avait révélé Libertatea à l’époque. L’avocat de MÎRGA, Gabriel Zbârcea, avait été envisagé comme conseiller, mais a dû renoncer suite à une réaction négative de l’opinion publique. Un autre nom, Marius Lazurcă, a ensuite été proposé.

Cristian Tudor Popescu revient également sur la promesse électorale de Nicușor Dan de ne pas augmenter la TVA. Le 13 mai, cinq jours avant le second tour de l’élection présidentielle, Nicușor Dan avait signé un document garantissant le maintien de la TVA en cas de victoire. Cette promesse a été rapidement abandonnée après son élection, une attitude qualifiée de « flexibilité présidentielle » par le journaliste.

L’article critique également l’absence d’enquête sur les responsabilités dans l’échec des élections de novembre dernier et la volonté du président d’utiliser les services de renseignement dans la lutte contre la corruption, sans pour autant nommer de chefs à ces institutions. « Il reporte sine die, avec des sourires espiègles, la nomination d’un chef du SRI et le changement du chef du SIE », écrit Popescu, estimant que Nicușor Dan cherche à contrôler personnellement ces services.

Enfin, le journaliste s’interroge sur le choix de Nicușor Dan de n’attribuer qu’une seule décoration, à Ion Vasile Banu, un vétéran de 107 ans. Ce vétéran a combattu dans les troupes nazies roumaines pendant la Seconde Guerre mondiale, participant à des massacres et des déportations. Popescu suggère que cette décoration révèle la réticence du président à adopter une loi contre l’extrémisme et la négation de l’Holocauste.

Cristian Tudor Popescu conclut en notant que Nicușor Dan avait soutenu Cătălin Drula dans sa campagne pour la mairie de Bucarest, « même s’il savait très bien qu’il n’avait aucune chance », et qu’il reste désormais silencieux face à la victoire de Ciprian Ciucu. « Enfin, Nicusor Dan, en riant souvent, provoque un état de joie dans la nation. C’est le bilan fructueux. Si j’ai raté quelque chose, dites-le-moi », termine-t-il avec ironie.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.