Des chercheurs berlinois repoussent les limites de la nanotechnologie et de la physique quantique pour concevoir les dispositifs électroniques et photoniques de demain. Le groupe de recherche Matériaux nanoconducteurs et quantiques semi-conducteurs explore de nouvelles voies pour optimiser la conversion d’énergie et développer des technologies quantiques innovantes.
Le groupe, basé à Berlin, mène des recherches approfondies sur les matériaux semi-conducteurs nano et quantiques, couvrant l’ensemble du processus, de la synthèse à la caractérisation des propriétés électroniques, optiques et structurales. Ils étudient également la fabrication de dispositifs et l’analyse de leurs performances, en particulier dans les domaines où les effets quantiques sont prédominants.
Actuellement, les travaux se concentrent sur plusieurs axes majeurs. Parmi eux, la synthèse précise de semi-conducteurs composés nanostructurés de type III-V (arséniures, antimoniures, nitrures) et leur intégration dans des lasers miniaturisés sur puce et des sources de lumière quantique sur silicium, une branche de la photonique Si. Les chercheurs explorent également de nouveaux concepts de photoabsorbeurs et de cellules solaires à porteur chaud, ainsi que le développement de matériaux nanothermoélectriques originaux et de semi-conducteurs hybrides, en étudiant leurs propriétés de transport, tant semi-classiques que quantiques.
Cette approche de recherche est résolument collaborative et multidisciplinaire, faisant appel à des compétences en physique du solide, en science des matériaux et en génie électrique. Le groupe entretient des liens étroits avec plusieurs institutions de recherche de premier plan de la région berlinoise, notamment le nouveau Centre de recherche en photonique intégrée (CIPHOR), l’Institut Paul Drude (PDI Berlin), l’École des sciences optiques et des technologies quantiques de Berlin (BOS.QT) et Berlin Quantique.
Par ailleurs, la collaboration avec l’Institut Walter Schottky (WSI) de l’Université technique de Munich (TUM) se poursuit, grâce à des connexions avec les clusters d’excellence en conversion électronique et MCQST (Centre de Munich pour la science et la technologie quantiques).