Publié le 16 mai 2024 10:22:00. Le Conseil International de Cricket (ICC) se retrouve à la recherche d’un nouveau diffuseur en Inde après la potentielle retraite de Viacom18 de son accord de droits médias, une situation exacerbée par un calendrier sportif chargé et un marché publicitaire en mutation.
- Viacom18 pourrait se retirer de son accord de diffusion avec l’ICC.
- Le calendrier sportif indien, avec l’IPL, la WPL et la Coupe du Monde de Cricket, pourrait saturer le marché.
- Le ralentissement de l’intérêt pour les droits médias sportifs pourrait conduire à une stabilisation des prix.
L’ICC doit trouver un nouveau partenaire de diffusion en Inde après que Viacom18 a manifesté son intention de se retirer de son accord actuel, suite à sa fusion avec Star. Cette situation intervient à un moment délicat, alors que le calendrier sportif indien s’annonce particulièrement dense dans les prochains mois.
Traditionnellement, l’ICC programme ses tournois majeurs plus tard dans l’année afin de coïncider avec la période des fêtes et d’attirer un maximum d’annonceurs indiens. Cependant, cette année, une Coupe du Monde de Cricket a été programmée en parallèle de l’Indian Premier League (IPL) et de la Women’s Premier League (WPL), qui se déroulent généralement de février à mai. Cette superposition inhabituelle soulève des questions quant à l’évaluation du chevauchement par l’ICC : s’agit-il d’une erreur de calcul ou d’un risque pris qui se retourne contre l’organisation ?
La concentration de l’IPL, de la WPL et de la Coupe du Monde de Cricket sur une période de seulement quatre mois pourrait exercer une pression considérable sur les téléspectateurs et les annonceurs. La situation est d’autant plus préoccupante que le gouvernement indien a récemment gelé les applications de jeux d’argent réel, qui étaient auparavant de gros sponsors du cricket. Cette perte de revenus publicitaires ajoute une couche de complexité supplémentaire.
L’accord de droits de l’IPL conclu en 2022, qui avait semblé particulièrement ambitieux, apparaît désormais potentiellement surévalué, compte tenu du refroidissement de l’intérêt pour les offres de droits médias sportifs. La question se pose désormais de savoir si ce ralentissement affectera uniquement les droits de l’ICC ou si les droits de l’IPL pourraient également être recalibrés dans l’année à venir.
Avec un nombre décroissant d’entreprises disposées à investir des sommes importantes, il est probable que les droits des médias sportifs en Inde se stabilisent à des prix plus réalistes au cours des prochains mois. Cette évolution pourrait marquer la fin d’une période d’enchères effrénées et d’augmentation constante des coûts pour les diffuseurs.
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