Publié le 9 décembre 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 a été adopté quasi-unanimement par les députés nationaux, ouvrant la voie à une nouvelle étape dans la procédure législative et confirmant les prévisions de croissance économique du gouvernement.
- Le budget du pouvoir central pour 2026 s’équilibre à 54 335,8 milliards de francs congolais (FC).
- L’adoption s’est faite avec un vote massif de 428 voix pour, seulement 2 contre, et aucune abstention.
- Le projet de loi est désormais transmis au Sénat pour une seconde lecture.
L’Assemblée nationale a donné son feu vert au projet de loi de finances pour l’exercice 2026 ce mercredi. Cette décision fait suite à un examen approfondi du texte par la commission économique et financière (ÉCOFIN) depuis le 29 septembre. Guy Mafuta Kabongo, président de l’ÉCOFIN, a présenté les conclusions de cette analyse devant l’ensemble des députés.
Le budget prévisionnel pour 2026 s’établit à 54 335,8 milliards de FC, ce qui représente une augmentation de 7,2 % par rapport à la loi de finances rectificative de 2025, qui s’élevait à 50 691,8 milliards de FC. Ces chiffres reposent sur des indicateurs macroéconomiques révisés, notamment un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) estimé à 5,3 %, un déflateur du PIB à 13,8 %, et un taux d’inflation moyen de 4,4 %.
Les prévisions budgétaires anticipent également un taux d’inflation en fin de période de 6,1 %, une croissance du secteur minier de 5,0 %, et un taux de change moyen de 2 467,0 FC pour un dollar américain (USD), atteignant 2 634,1 FC en fin de période. La pression fiscale est estimée à 12,3 %, tandis que le PIB réel est projeté à 19 465,0 milliards de FC et le PIB nominal à 269 261,9 milliards de FC.
Le projet de loi de finances doit maintenant être examiné par le Sénat. Si les deux chambres parviennent à adopter le texte dans les mêmes termes, il sera soumis à la promulgation par le Président de la République. En cas de désaccord, une commission mixte paritaire, composée de membres de l’Assemblée nationale et du Sénat, sera chargée d’harmoniser les différentes versions. Si un compromis est trouvé, le projet sera à nouveau soumis au vote des deux chambres. À défaut de consensus, l’article 113, alinéa 2 de la Constitution prévoit que la version adoptée par l’Assemblée nationale prévaudra.