Édition française
En continu
---Advertisement---

Divertissement

Rare exposition publique pour la dernière lettre de Mary Queen of Scots

Publié le 11 décembre 2025 à 06h10. La dernière lettre de Marie Stuart, écrite quelques heures avant son exécution en 1587, sera exposée au musée de Perth, en Écosse, offrant au public un aperçu poignant des derniers instants…

Rare exposition publique pour la dernière lettre de Mary Queen of Scots

Publié le 11 décembre 2025 à 06h10. La dernière lettre de Marie Stuart, écrite quelques heures avant son exécution en 1587, sera exposée au musée de Perth, en Écosse, offrant au public un aperçu poignant des derniers instants de la reine d’Écosse.

  • La lettre de quatre pages, rédigée en français, révèle les convictions religieuses et les revendications de Marie Stuart.
  • Le manuscrit, habituellement conservé à la Bibliothèque nationale d’Écosse, sera présenté au public pendant trois mois à partir du 23 janvier.
  • Les experts soulignent la rareté et la valeur historique de ce document, témoignant de la vie et de la mort d’une figure emblématique.

Cette missive, datée du 8 février 1587, fut écrite depuis la cellule de Marie Stuart au château de Fotheringhay, dans le Northamptonshire. La reine, emprisonnée depuis 19 ans par sa cousine, la reine Elizabeth Ire, y expose ses pensées et ses sentiments à l’approche de son exécution. Elle y adresse notamment un message à son beau-frère, le roi Henri III de France, lui annonçant qu’elle doit « être exécutée comme une criminelle à huit heures du matin ».

Marie Stuart y affirme son droit à la couronne anglaise et exprime sa conviction d’être persécutée en raison de sa foi catholique. Elle déclare :

« Je méprise la mort et je fais le vœu de la rencontrer innocente de tout crime. »

Marie Stuart

Elle prend également soin de demander que le salaire de ses domestiques soit versé après son décès, et signe : « Votre très aimante et très vraie sœur, Mary R. »

Le manuscrit est conservé dans un espace sécurisé de la Bibliothèque nationale d’Écosse (NLS). Chris Cassels, responsable des archives et des collections de manuscrits, a exprimé son émotion face à cette exposition exceptionnelle : « C’est vraiment important dans le sens où cela nous donne un aperçu des dernières heures de Mary sur terre. C’est évidemment un témoignage de la façon dont elle se perçoit dans ces derniers instants ». Il souligne la singularité de pouvoir contempler ce document « en chair et en os ».

Shona Hunter, chargée de la conservation des documents à la NLS, explique que des précautions particulières sont prises pour préserver la lettre. « C’est un document tellement important et précieux que nous faisons très attention à qui le verra car nous voulons réduire la quantité de lumière qui tombera sur l’objet », a-t-elle déclaré. L’exposition utilisera un éclairage contrôlé pour minimiser les dommages potentiels causés par la lumière vive ou les rayons ultraviolets.

L’exposition au musée de Perth, qui ouvrira ses portes le 23 janvier, s’inscrit dans un contexte historique riche. Marie Stuart avait à peine neuf mois lorsqu’elle fut couronnée reine d’Écosse, suite au décès de son père, Jacques V, en 1542. Elle passa une grande partie de sa jeunesse en France, où elle épousa l’héritier du trône, le dauphin François. Devenue veuve à l’âge de 18 ans, elle retourna en Écosse pour régner, mais son catholicisme suscita des méfiances.

Ashleigh Hibbins, responsable du public au musée de Perth, se réjouit de cette acquisition : « Avoir ses derniers mots exposés pour la première fois depuis une génération, et nous pensons que c’est la première fois que cela a été vu au nord d’Edimbourg, est tout simplement fantastique pour nous ». Elle rappelle également les liens étroits entre Marie Stuart et la région de Perth, notamment son emprisonnement de onze mois au château de Loch Leven, où elle abdiqua en faveur de son fils, Jacques VI.

Jacques VI, élevé dans la foi protestante, devint Jacques Ier d’Angleterre en 1603, à la mort d’Elizabeth Ire sans héritier direct, unissant ainsi les couronnes d’Angleterre et d’Écosse. La relation complexe entre Marie Stuart et son fils transparaît également dans la lettre, où elle écrit : « Quant à mon fils, je vous le recommande dans la mesure où il le mérite, car je ne peux répondre à sa place. »

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.