Après une année difficile en bourse, certains secteurs pourraient connaître un rebond significatif en 2026. Une analyse des performances passées suggère que les actions les plus mal performantes d’une année ont souvent tendance à surperformer l’année suivante, offrant ainsi des opportunités intéressantes pour les investisseurs.
Si l’investissement comporte toujours un risque, cette tendance historique peut aider à identifier des valeurs potentiellement sous-évaluées. L’idée, simple en apparence, repose sur le principe d’acheter à bas prix et de vendre à prix élevé, en ciblant les secteurs actuellement délaissés par les marchés.
Plusieurs signaux macroéconomiques et sectoriels pointent vers un possible retour en force de certains titres en 2026, notamment dans un contexte de ralentissement des dépenses liées à l’intelligence artificielle et d’évolution des taux d’intérêt. Les actions cycliques, souvent négligées, semblent particulièrement bien positionnées, tout comme les entreprises liées aux paiements et aux services financiers.
Voici trois actions à surveiller de près, qui ont connu des baisses importantes en 2025 et pourraient bénéficier de ce retournement de situation :
Fiserv : un potentiel de reprise lié aux taux d’intérêt
L’action Fiserv a chuté de 67 % en 2025, revenant à des niveaux observés en 2017, malgré des fondamentaux relativement stables. Si ses revenus et ses bénéfices ont légèrement diminué, cette baisse est principalement due à une rotation des investissements vers des valeurs technologiques liées à l’IA, aux cryptomonnaies et aux solutions de paiement fractionné.
Cependant, Fiserv reste un acteur majeur dans le secteur des logiciels bancaires, avec une forte présence auprès des commerçants et un flux de trésorerie solide. Une baisse plus marquée des taux d’intérêt pourrait stimuler le volume des paiements et favoriser la croissance de l’entreprise. L’action FISV affiche actuellement un ratio cours/bénéfice (P/E) prévisionnel d’environ 6,4x, et les analystes prévoient une croissance des bénéfices de 16,9 % au cours des 12 prochains mois, avec un objectif de cours consensuel de 121,08 $ (soit une hausse de 82 %).
The Trade Desk : une réinitialisation du cycle publicitaire
L’action de The Trade Desk a également connu une baisse significative de 66 % en 2025, et de plus de 70 % sur les 12 derniers mois. Cette chute semble toutefois déconnectée de la performance réelle de l’entreprise, dont les revenus ont augmenté de 18 % sur un an lors de son dernier rapport trimestriel.
The Trade Desk bénéficie d’une adoption croissante de sa plateforme d’IA, Kokai, et de la forte croissance de son activité de télévision connectée. L’action se négocie actuellement à un niveau comparable à celui de 2020, alors que ses revenus ont plus que triplé, offrant un potentiel de hausse considérable. Les analystes anticipent une augmentation des bénéfices de 35 % l’année prochaine, ce qui justifie un objectif de cours consensuel de 76,88 $ pour l’action TTD, soit une hausse de 95 %.
Deckers Outdoor : la force des bénéfices masquée par la rotation sectorielle
Deckers Outdoor est la moins affectée de ces trois entreprises, avec une baisse de « seulement » 50 % en 2025. Cette diminution semble davantage liée à une rotation des capitaux vers les actions de croissance axées sur l’IA qu’à des problèmes fondamentaux.
Les investisseurs pourraient sous-estimer la croissance des revenus et du bénéfice par action (BPA) de Deckers, notamment grâce à la performance exceptionnelle de sa marque HOKA. L’entreprise affiche également des marges parmi les plus élevées du secteur des vêtements de sport haut de gamme. Historiquement, les actions de consommation discrétionnaire ont tendance à rebondir après une année de baisse, et les fondamentaux de Deckers soutiennent cette tendance. Les analystes ont fixé un objectif de cours consensuel de 117,58 $ pour l’action DECK, soit environ 16 % au-dessus du cours de clôture du 9 décembre, avec une croissance des bénéfices projetée de plus de 12 % au cours des 12 prochains mois.