Publié le 24 septembre 2025. Les événements climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents et intenses en Ouganda, exacerbent les vulnérabilités des populations réfugiées, en particulier celles des femmes et des filles, qui supportent une charge de travail domestique accrue.
- Les phénomènes météorologiques extrêmes – chaleur, sécheresse, inondations, vents violents – menacent les moyens de subsistance et les activités quotidiennes dans les districts ougandais accueillant des réfugiés.
- Les femmes et les filles voient leur temps consacré aux tâches ménagères non rémunérées augmenter considérablement lors de ces crises, notamment pour la collecte d’eau et les soins.
- Bien que les communautés locales mettent en œuvre des stratégies d’adaptation ingénieuses, leur efficacité est limitée sans un soutien coordonné et des investissements appropriés.
L’Ouganda, pays d’accueil d’un grand nombre de réfugiés, est confronté à une augmentation alarmante des événements climatiques extrêmes. Ces phénomènes, qui incluent des périodes de sécheresse prolongées, des inondations dévastatrices et des vagues de chaleur intenses, mettent à rude épreuve les ressources et les moyens de subsistance des populations locales et réfugiées, selon un rapport récent.
Les femmes et les filles sont particulièrement touchées par ces changements climatiques. Elles consacrent un temps disproportionné aux tâches domestiques non rémunérées, un fardeau qui s’alourdit encore en période de crise. La collecte d’eau, par exemple, devient plus difficile et chronophage lors des sécheresses, tandis que les inondations nécessitent des efforts supplémentaires pour le nettoyage et la reconstruction. Cette situation entrave leur accès à l’éducation, aux opportunités économiques et à la participation à la vie communautaire.
Les communautés locales ont développé des stratégies d’adaptation créatives, telles que l’ajustement des horaires de travail pour éviter les heures les plus chaudes, la construction de canaux de drainage pour limiter les inondations et la mise en place de techniques de conservation de l’eau. Cependant, ces initiatives, bien qu’ingénieuses, se heurtent à des limites sans un soutien financier et technique adéquat.
Pour faire face à cette situation, il est crucial que les décideurs politiques, les donateurs et les organisations humanitaires intègrent l’adaptation climatique dans leurs plans d’action. Cela passe par des investissements dans des infrastructures résilientes, le développement d’une agriculture intelligente face au climat, le financement de la diversification des moyens de subsistance et le renforcement des groupes de femmes. Un soutien inclusif, tenant compte des besoins spécifiques des populations vulnérables, est également essentiel.