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Renault ferme son service de covoiturage après l’avoir jugé non rentable et réduit ses ambitions en matière de bornes de recharge pour voitures électriques

Publié le 12 décembre 2025 à 11h03. Renault revoit ses ambitions dans le domaine de la mobilité partagée et de la recharge pour véhicules électriques, privilégiant désormais les activités les plus rentables face aux défis économiques actuels. Renault…

Renault ferme son service de covoiturage après l’avoir jugé non rentable et réduit ses ambitions en matière de bornes de recharge pour voitures électriques

Publié le 12 décembre 2025 à 11h03. Renault revoit ses ambitions dans le domaine de la mobilité partagée et de la recharge pour véhicules électriques, privilégiant désormais les activités les plus rentables face aux défis économiques actuels.

  • Renault met fin à ses services d’autopartage Zity à Milan et Madrid, ainsi qu’à la production de sa microvoiture électrique Duo.
  • Le constructeur français réduit considérablement ses objectifs en matière de bornes de recharge rapide, visant désormais 100 en France et plus de 100 en Italie d’ici fin 2026.
  • Cette restructuration s’accompagne de la suppression d’environ 80 postes au sein de la division Mobilize Beyond Automotive.

Renault a annoncé ce vendredi la fermeture de ses services d’autopartage et un ralentissement significatif de l’expansion de son réseau de bornes de recharge rapide, dans le cadre d’une réorganisation stratégique visant à concentrer ses investissements sur les secteurs les plus porteurs. Cette décision marque un tournant pour la division Mobilize, lancée en 2021 par l’ancien PDG Luca de Meo.

L’autopartage, qui consiste en la location de véhicules pour de courtes périodes sans nécessité d’en être propriétaire, est donc abandonné dans les villes de Milan et Madrid avec la fin des programmes Zity. Parallèlement, le projet de microvoiture électrique Duo est également stoppé. Renault justifie ces choix par la nécessité d’optimiser l’allocation de ses capitaux dans un contexte économique difficile.

La division Mobilize, initialement conçue pour explorer de nouvelles solutions de mobilité au-delà de la fabrication automobile traditionnelle, va également voir ses activités énergie et données réintégrées au sein du groupe principal. Cette réorganisation entraînera la suppression d’environ 80 des 450 postes de la division, privilégiant les départs volontaires et les transferts internes, selon un porte-parole de Renault.

François Provost, directeur général de Renault depuis fin juillet, a estimé après une évaluation approfondie que les investissements massifs dans les infrastructures de recharge rapide n’étaient plus une priorité. Reuters rapporte que cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large d’ajustement face aux défis de l’industrie automobile.

« Nous sommes dans un contexte d’ajustement de l’allocation du capital de Renault, l’industrie automobile traverse une période difficile et nous avons de nombreux investissements à financer. »

Jérôme Faton, responsable de la division Energie de Mobilize

Renault a revu à la baisse ses ambitions en matière de réseaux de recharge, visant désormais seulement 100 bornes en France et plus de 100 en Italie d’ici fin 2026, un objectif bien inférieur à son précédent plan de 650 bornes de recharge à travers l’Europe d’ici 2028. Les projets prévus en Belgique et en Espagne ont été abandonnés.

Cette restructuration intervient après le départ inattendu de Luca de Meo cet été, qui avait initié la création de Mobilize pour diversifier les activités du groupe.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.