Publié le 12 décembre 2025 03:51:00. L’Asie du Sud et du Sud-Est sont frappées par des inondations de plus en plus meurtrières, exacerbées par le changement climatique. Plus de 2 230 personnes ont perdu la vie ces derniers mois, et les systèmes d’alerte se révèlent souvent inefficaces face à l’intensité croissante des phénomènes météorologiques.
- Les pluies extrêmes ont augmenté de 9 à 50 % dans la région du détroit de Malacca.
- Au Sri Lanka, les précipitations intenses sont désormais 28 à 160 % plus fortes que les moyennes historiques.
- Les Nations Unies ont annoncé un plan d’aide d’urgence de 35,3 millions de dollars (environ 32,5 millions d’euros) pour le Sri Lanka.
Les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est sont confrontés à une augmentation alarmante des risques liés aux fortes pluies et aux inondations. Les catastrophes de novembre dernier, qui ont touché l’Indonésie, le Sri Lanka, la Thaïlande et la Malaisie, ont fait plus de 2 230 victimes, soulignant la vulnérabilité de ces régions face aux événements climatiques extrêmes.
L’impact du réchauffement climatique est particulièrement visible dans la région du détroit de Malacca, partagée entre l’Indonésie, la Malaisie et Singapour. Les précipitations extrêmes y ont augmenté de manière significative, atteignant une hausse de 9 à 50 %. Au Sri Lanka, la situation est encore plus préoccupante : les pluies diluviennes, comparables à celles observées lors du cyclone Ditwah, sont désormais 28 à 160 % plus intenses que les moyennes historiques. Le cyclone Ditwah a causé la mort de 639 personnes, et 203 autres sont portées disparues, affectant plus de 2,3 millions d’habitants, selon le Daily Mirror.
En Indonésie, l’île de Sumatra a été ravagée par des inondations et des glissements de terrain intensifiés par le cyclone Senyar, qui ont fait 990 morts et 222 disparus, selon les derniers relevés du jeudi dernier. Face à cette catastrophe, les Nations Unies ont annoncé un plan d’aide d’urgence de 35,3 millions de dollars (environ 32,5 millions d’euros) pour soutenir les communautés sri-lankaises touchées par le cyclone Ditwah. Ce programme vise à atteindre 658 000 personnes vulnérables entre décembre 2025 et avril 2026.
Le rapport met en évidence des failles importantes dans les systèmes d’alerte précoce. Malgré l’existence d’alertes, elles n’ont pas toujours atteint les populations concernées en raison de défaillances de l’infrastructure des technologies de l’information et de la communication (TIC). Même lorsque les avertissements sont reçus, les habitants ont souvent du mal à évaluer l’ampleur des inondations. Les barrières linguistiques, les contraintes de temps et l’éloignement géographique des zones touchées compliquent encore davantage la situation.
Les scientifiques insistent sur le fait que le réchauffement climatique amplifie les phénomènes météorologiques extrêmes, entraînant une augmentation de l’intensité des précipitations dans les régions déjà vulnérables aux inondations. Ils soulignent l’urgence de mettre en œuvre des mesures d’adaptation au climat, d’améliorer la préparation aux catastrophes et de renforcer les systèmes de communication pour protéger les populations les plus exposées. Des équipes de secours et des volontaires s’efforcent actuellement de venir en aide aux millions de personnes touchées dans les pays les plus affectés.