L’armée américaine a intensifié sa présence militaire près des côtes vénézuéliennes ces dernières semaines, avec des vols répétés d’avions de combat, de bombardiers et de drones de surveillance, alors que les tensions entre Washington et Caracas s’accroissent. Cette démonstration de force s’accompagne d’une opération antinarcotique menée par les États-Unis, qui a suscité l’indignation du gouvernement vénézuélien.
Selon une analyse de l’AFP basée sur les données du site de localisation Flightradar24, deux avions F/A-18 de l’US Navy ont survolé le golfe du Venezuela ce mardi pendant plus de 40 minutes, s’approchant à environ 35 kilomètres de la côte. Un autre avion de combat était également en vol plus au nord au début de la mission. Le même jour, un drone de surveillance à longue portée a effectué des survols répétés sur une zone de 800 kilomètres (500 miles) le long de la mer des Caraïbes – une première depuis au moins un mois.
Entre fin octobre et fin novembre, cinq vols de bombardiers B-1 et B-52, ainsi que deux vols de F/A-18, ont également été détectés dans un rayon de 40 kilomètres (25 miles) des côtes vénézuéliennes. L’armée américaine a également publié des photos montrant des bombardiers accompagnés d’avions furtifs F-35, qui ne sont pas répertoriés sur Flightradar24, suggérant une présence aérienne encore plus importante.
Washington justifie ces opérations par la lutte contre le trafic de drogue et accuse le président vénézuélien Nicolás Maduro de diriger le prétendu « Cartel des Soleils », qu’il a désigné le mois dernier comme une organisation « narcoterroriste ». Une récompense de 50 millions de dollars est offerte pour toute information permettant sa capture.
Le renforcement militaire américain et les frappes ciblées contre des navires soupçonnés de trafic de drogue – qui ont fait près de 90 morts depuis septembre – ont provoqué une vive réaction de Caracas. Nicolás Maduro accuse Washington d’utiliser le prétexte de la lutte contre les stupéfiants pour préparer un changement de régime au Venezuela.
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi à Politico que « les jours de Maduro sont comptés » et n’a pas exclu la possibilité d’une invasion terrestre américaine du Venezuela. « Les jours de Maduro sont comptés », a-t-il affirmé.