Endométriose : un long chemin vers le diagnostic pour les patientes au Royaume-Uni. Cette affection gynécologique, souvent douloureuse et invalidante, touche de nombreuses femmes et peut avoir des conséquences importantes sur leur qualité de vie et leur fertilité.
Les symptômes de l’endométriose sont variés et peuvent inclure des douleurs menstruelles et pelviennes intenses, des saignements abondants, des douleurs pendant ou après les rapports sexuels, ainsi qu’une fatigue extrême. Dans certains cas, des douleurs ou des saignements peuvent également apparaître dans d’autres parties du corps, comme la poitrine, entraînant parfois un essoufflement ou des expectorations sanguinolentes.
L’endométriose peut également affecter la fertilité, et de nombreuses femmes atteintes de cette maladie souffrent de troubles de l’humeur ou d’anxiété. Le diagnostic s’avère cependant souvent long et difficile, car les symptômes peuvent se chevaucher avec ceux d’autres affections telles que les fibromes utérins, les maladies inflammatoires pelviennes ou le syndrome de l’intestin irritable, selon le National Health Service (NHS).
À ce stade, le seul moyen de confirmer le diagnostic d’endométriose est la laparoscopie, une intervention chirurgicale mini-invasive qui consiste à insérer une petite caméra dans le bassin abdominal par une incision près du nombril. Au Royaume-Uni, il faut en moyenne entre sept et dix ans aux femmes pour obtenir un diagnostic précis.
« L’endométriose est une affection dans laquelle des tissus semblables à la muqueuse utérine se développent en dehors de l’utérus », explique le NHS. Cette prolifération peut engendrer des douleurs chroniques et avoir un impact significatif sur la vie quotidienne des personnes touchées.