Publié le 13 décembre 2025. Le Congrès de Mexico a adopté une initiative visant à étendre la protection sociale aux personnes assurant des soins non rémunérés à des individus dépendants, une mesure qui pourrait bénéficier à des milliers de Mexicains.
- L’initiative permettrait l’inscription à l’Institut mexicain de sécurité sociale (IMSS) des aidants familiaux.
- Le gouvernement fédéral prendrait en charge les cotisations sociales, sans frais pour les bénéficiaires.
- L’IMSS définira les modalités d’intégration de ces nouveaux assurés.
Les personnes qui consacrent leur temps à prendre soin de proches dépendants pourraient bientôt bénéficier d’une couverture sociale complète grâce à une décision historique du Congrès de Mexico. L’avis, approuvé avec des modifications, sera transmis au Sénat de la République pour examen.
Le député Víctor Gabriel Varela López (MORENA) a souligné l’importance de cette mesure, expliquant que celle-ci vise à garantir les droits fondamentaux à la sécurité sociale pour ceux qui fournissent des soins non rémunérés.
« Cette directive vise à étendre les droits de sécurité sociale, c’est-à-dire l’inscription à l’Institut mexicain de sécurité sociale, aux personnes chargées de prendre soin d’une autre personne dans le cadre d’un travail non rémunéré. »
Víctor Gabriel Varela López, député (MORENA)
Concrètement, l’avis modifie la loi sur la sécurité sociale en ajoutant une section V à l’article 12, un alinéa à l’article 14 et un nouvel article, le 222 bis. Il prévoit que l’État fédéral assumera l’intégralité des cotisations pour l’assurance maladie et maternité, l’assurance invalidité et vie, la retraite, ainsi que les prestations liées au chômage des personnes âgées et à la vieillesse. L’IMSS sera chargé de déterminer les conditions d’adhésion pour les bénéficiaires.
Cette initiative a été présentée par les Commissions d’inclusion, de protection sociale et de respect des droits sociaux et d’égalité des sexes, et a été signée par les députés du Parti écologiste vert du Mexique. Elle représente une avancée significative dans la reconnaissance du travail essentiel effectué par les aidants familiaux, souvent invisibles et sans protection sociale.