Publié le 14 décembre 2025 à 15h45. L’actrice sud-coréenne Kim Ji-mi, figure emblématique du cinéma de son pays, a reçu à titre posthume la Gold Crown Cultural Merit (1ère classe). Une cérémonie d’hommage s’est tenue au Centre du film de Séoul, en mémoire de l’artiste décédée aux États-Unis le 7 décembre.
- Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a décerné cette distinction à titre posthume.
- Un espace commémoratif a été aménagé en l’honneur de Kim Ji-mi au Centre du film de Séoul.
- L’acteur Lee Soon-jae, décédé récemment, a également été honoré à titre posthume.
Le gouvernement sud-coréen a rendu hommage à Kim Ji-mi, une actrice dont la carrière s’étend sur plus de soixante ans et qui a marqué plusieurs générations de spectateurs. La Gold Crown Cultural Merit (1ère classe) récompense son exceptionnelle contribution au développement du cinéma coréen.
Le ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Choi Hwi-young, s’est rendu au Centre du film de Séoul, à Chungmuro, pour remettre personnellement cette distinction à titre posthume. Il a souligné l’importance de Kim Ji-mi, affirmant que
« Le défunt était un acteur qui symbolisait la culture cinématographique d’une époque par sa popularité et son talent artistique »
Ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme
et qu’elle a joué un rôle crucial dans l’essor de l’industrie cinématographique nationale.
Kim Ji-mi avait déjà reçu l’Ordre de la Couronne d’argent du mérite culturel en octobre 2016, lors de la cérémonie des « Prix de la culture et des arts populaires de Corée ». Cette médaille récompense les personnalités qui se sont distinguées par leur engagement et leur contribution au rayonnement de la culture coréenne.
Outre Kim Ji-mi, l’acteur Lee Soon-jae, décédé le mois dernier, a également été honoré à titre posthume avec la Gold Crown Cultural Merit. D’autres figures du cinéma coréen, telles que Yoon Yeo-jeong (en 2021) et Lee Jeong-jae (en 2022), ont également reçu cette prestigieuse récompense ces dernières années.
Née en 1940 dans la province du Chungcheong du Sud, Kim Ji-mi a débuté sa carrière en 1957 dans le film « Twilight Train » du réalisateur Kim Ki-young. Elle a ensuite participé à plus de 700 œuvres, devenant une figure incontournable du cinéma coréen. Son parcours est d’autant plus singulier qu’elle a été repérée dans la rue par le réalisateur Kim alors qu’elle préparait ses études aux États-Unis.
Dans les années 1980, elle a collaboré à plusieurs reprises avec le réalisateur Im Kwon-taek, notamment sur les films « Gilsotteum » (1985) et « Ticket » (1986), considérés comme des œuvres majeures de sa filmographie. Elle a remporté le prix Daejong de la meilleure actrice pour sa performance dans « Gilsotteum ». Son dernier rôle notable date de 1992, dans le film « Myeongja Akiko Sonya » réalisé par Lee Jang-ho.
Au-delà de son activité d’actrice, Kim Ji-mi a également joué un rôle important dans le développement de l’industrie cinématographique coréenne. Elle a fondé en 1985 la société de production « Jimmy Film », qui a produit sept films, dont « Ticket ». Dans les années 1990, elle s’est engagée activement dans la relance du cinéma coréen, occupant des fonctions de leadership au sein de l’Association de l’industrie cinématographique, du comité de contrôle des quotas d’écran et du Conseil du cinéma coréen.